jeudi 31 mai 2012

La chasse aux écureuils


Je ne vous apprendrais rien en vous disant que le mois de mai a été plutôt médiocre…Mais quel que soit le temps, nous nous efforçons de sortir tous les jours avec les enfants. Même pour Louiselle, qui vient de naître, c’est important. Emmitouflée dans son écharpe de portage, elle ne voit rien de la ballade et en profite généralement pour piquer un gros roupillon ! Mais elle s’imprègne des bruits et des parfums environnants, ceux de de la ville et ceux, plus zens, des parcs où nous nous promenons. C’est autant de repères pris pour plus tard, quand elle aimera regarder de tous ses yeux par dessus l’écharpe !

Quant à Antonin, ces promenandes sont absolument vitales (… pour nous ! Il a besoin de se dépenser et nous ferait chèrement payer si nous l’enfermions ! )  ;-)

Par contre, le Damoiseau a de sérieux problèmes d’orientation ; il a beaucoup de mal à nous suivre et a tendance à rebrousser chemin au milieu de la promenade ou à bifurquer brusquement… Son Papa dit qu’il le fait exprès pour nous faire tourner en bourrique et que quand il veut il comprend très bien le mot « Viens ! ». Je ne sais pas trop… Mais je constate avec effroi qu’Antonin s’éloigne très facilement et beaucoup, et ne panique pas du tout quand il ne nous voit plus ! Enfin, c’est une bonne chose qu’il ne panique pas, nous n’élevons pas nos enfants pour qu’ils soient angoissés, mais j’avoue que j’aimerais qu’il nous prenne un peu plus comme point de repère. Un point troublant (qui donnerait raison à mon mari) : quand Antonin nous perd de vue, il se met tranquillement à notre recherche dans la direction qu’il nous a vu emprunter pour la dernière fois…

Alors, est-ce vraiment un problème de repérage dans l’espace ? Ou une furieuse envie d’indépendance ? 

Ajoutons à cela que le Damoiseau n’a, bien sûr, aucune conscience du danger (voitures en mouvement, parapets avec vides, etc.).

Pour le moment, ce n’est pas très grave puisque nous sortons toujours à quatre, mon homme étant en congé pour la naissance de la petite, mais j’appréhende un peu (beaucoup) la perspective de ces sorties quand je serais seule, avec Louiselle en écharpe, et donc, il faut l’admettre, moins mobile pour me précipiter ou pour porter Antonin. Si quelqu’un a des « trucs »…

En attendant, je savoure ces sorties en famille. Voici quelques photos de l’une d’elle, un jour de grisaille, dans un grand parc grenoblois emplis d’écureuils. Antonin s’est immédiatement mis en chasse… Si vous regardez attentivement les photos, vous verrez ces adorables bestioles…




Un lit montessorien... (enfin !)

Voici ce qui est enfin arrivé de chez Wesco, un gros gros mois après avoir été commandé :
 

En réalité, cette photo est une mise en scène, car je n’ai pas encore mis ce lit à disposition d’Antonin. Depuis la naissance de sa petite sœur, rien dans son comportement ne semble avoir changé, hormis une chose : bien que couché à 19h30 environ, le Damoiseau ne s’endort pas avant 21h, et souvent nous rappelle par quelques pleurs d’angoisse. Par contre, il « fait » à présent ses nuits, semble-t-il, puisque voilà 3 semaines qu’il ne nous a pas tirés du lit en pleine nuit !

J’attends donc que tout cela se stabilise pour lui proposer de dormir dans ce lit ; je sais bien qu’il peut être angoissant de changer de couchage, de ne pas se sentir « contenu » quand on y est habitué. Je compte en tous cas acheter un lit similaire pour Louiselle que je lui proposerai dès que son couffin sera trop petit (bientôt, en fait !).

Je vous tiendrais au courant des réactions de mes enfants !

Pour ma part, je suis assez satisfaite de ce lit, qui répond bien à mes attentes : le rebord empêche l’enfant de rouler par terre, mais il est très facile pour le bébé d’en sortir dès lors qu’il sait ramper. La matière peut paraître surprenante (il s’agit de mousse enveloppée d’un épais plastique), mais c’est facilement nettoyable et cela évite à l’enfant de se faire mal s’il se cogne (nous prévoyons tout de même de capitonner les murs dans un premier temps, car ce nouveau lit a beaucoup excité Antonin, qui a fait le fou-fou dedans pendant de longs quart d’heures) ! Seul petit bémol : le prix peut-être, pour un meuble qui ne « dure » que jusqu’au 5 ans maxi de l’enfant…

Et en attendant, Antonin ne s’est pas privé de jouer avec l’énorme carton qui avait envahi notre salon ! ;-)

dimanche 27 mai 2012

Tentatives d'allaitement... ratées !

Avant la naissance d’Antonin, j’étais très déterminée à allaiter.

L’allaitement est de nouveau à la mode (tant mieux !) et vous ne pouvez ignorer toutes les raisons que l’on invoque en sa faveur. Les voici néanmoins résumées telles que je les avais en tête à la naissance du Damoiseau :
  • Allaiter, parce que je suis paresseuse et que le lait maternel est toujours disponible, à la bonne température, que personne n’exigera que je me stérilise le mamelon.
  • Allaiter, parce que lorsqu’on a plaisir à se concocter des menus équilibrés, diversifiés et de saison, c’est un bonheur de se dire qu’on en fait profiter son enfant.
  • Allaiter, parce que le lait évolue (en quantité et en composition) selon les besoins spécifiques de cet enfant-ci.
  • Allaiter, parce que pour les deux raisons qui précèdent, il n’a jamais deux fois la même saveur : l’éducation au goût dès le berceau !
  • Allaiter, parce que le lait maternel assure au bébé une protection contre de nombreuses infections intestinales, respiratoires et compagnie. Exit bronchites, rhumes et pneumonies, asthme et eczéma !
  • Allaiter, parce que cela participe à passer en douceur de l’osmose totale à la réalité des deux corps « Mère » + « Enfant » distincts.
 
Seulement voilà :

Quelques semaines après la naissance de mon fils, mon lait s’est tari … tout simplement. C’est bête, hein ?
 
Bon, il y eut des signes avant-coureurs. Alors que le Damoiseau était un beau morceau à la naissance, il ne prit que 50 grammes en trois semaines. Je décidais alors de tirer mon lait pour stimuler la lactation (euh, quand le bébé est pendu au sein en permanence, ça ne la stimule pas assez, la lactation ?), et là, je mettais une heure à tirer 10 ml.
 
Antonin le jour de sa naissance, assoupi contre sa Maman

Donc, mes journées et mes nuits se passaient ainsi : bébé au sein, puis Tire-lait, puis bébé au sein puis Tire-lait … Le Tire-lait était devenu une entité, nous l’appelions « le petit frère de lait » d’Antonin !

Savez-vous ce qu’il arriva ? Je tombai malade, bien sûr. 40° de fièvre, ce qui eu pour effet d’achever de couper définitivement mon lait. Ah, on pourra dire que je n’aurai pas souffert d’engorgements, au moins ! (Dans toute situation, voir le positif …) Nous passâmes donc au biberon.

J’ai longtemps culpabilisé, et fortement : mon corps n’allait donc pas, que je ne pouvais subvenir aux besoins de mon bébé ?

Et puis, j’ai appris, au détour d’une conversation, que ni ma mère ni sa propre mère n’avaient pu allaiter, pour des raisons très similaires aux miennes. Curieusement, cela m’a (presque) totalement réconfortée. Je me suis dit que :
- Soit il y avait une tare physique/physiologique dans la famille : nos laits n’étaient pas assez « nourrissants », ni abondants. Point barre.
- Soit je ne m’étais pas autorisée à allaiter étant donné l’incapacité de mes modèles de mères à le faire. Car si j’ignorais ces données consciemment, mon corps, lui, n’avait pas été dupe une seconde.

Toujours est-il que seize mois plus tard, je récidivais avec la Damoiselle. Allons-y gaiement, j’étais persuadée d’avoir pris un nouveau départ, que mes mamelons étaient moins crevassés (protégés par des embouts en silicone), que je ressentais la montée de lait, etc. Mais à 10 jours, Louiselle avait perdu 200g sur son poids de naissance, et au moment même où je commençais à paniquer, mon sein gauche s’est infecté (on appelle ça une mastite), je tombais malade, 40° de fièvre, je restais alitée pendant trois jours tantôt baignant dans ma sueur, tantôt claquant des dents de froid, mon lait se tarit en quelques heures, et… nous passâmes au biberon.

Louiselle, quelques jours après sa
naissance, assoupie contre sa Maman

Quelle malédiction ! :-(

vendredi 25 mai 2012

Faire peau neuve


Quelques jours après sa naissance, le nourrisson mue : il quitte entièrement la peau qui était sa sienne pendant la vie intra-utérine pour en revêtir une nouvelle. Je trouve cette mutation emblématique des changements radicaux qu’il vit au moment de sa naissance : autre mode de nutrition, de respiration, perceptions et ressentis nouveaux…

Pour Louiselle, qui a 15 jours aujourd’hui, cette mue est terminée ; elle a à nouveau une peau toute douce !
C’est comme si le « rite de passage » d’un monde à l’autre était consommé…

jeudi 24 mai 2012

Quand Damoiselle dort...

Je pourrais rester des heures à contempler ma fille…


Depuis quelques jours, j’ai dans la tête la très belle chanson de Brel (qui fut un piètre père par ailleurs, mais bon) qu’il écrivit à la naissance de sa troisième fille, Isabelle. En voici le début :
Quand Isabelle dort plus rien ne bouge
Quand Isabelle dort au berceau de sa joie
Sais-tu qu´elle vole la coquine
Les oasis du Sahara
Les poissons dorés de la Chine
Et les jardins de l´Alhambra
Quand Isabelle dort plus rien ne bouge
Quand Isabelle dort au berceau de sa joie
Elle vole les rêves et les jeux
D´une rose et d´un bouton d´or
Pour se les poser dans les yeux
Belle Isabelle quand elle dort

Bon père ou non, je pense que Brel a vécu, comme tout adulte peut-être, cette étrange fascination qu'exerce sur nous les nouveaux-nés !

mardi 22 mai 2012

Premier mot d'enfant

Louiselle vagit dans mes bras.

Antonin est très intéressé par les moindres actions de sa soeur : « Louiselle dort », « Louiselle pleure », « Louiselle mange »… A chaque fois que je lui montre sa soeur en prononçant une de ces phrases, je sens qu’il s’abîme dans des réflexions fort sérieuses, comme si être spectateur de ces activités familières chez un autre bébé le renvoyait à lui-même et lui faisait prendre conscience de sa propre capacité à agir…

Mais bref.

Louiselle vagit dans mes bras.

Antonin est intéressé, pas embêté-embêté, mais attentif. On sent qu’il comprend que sa soeur est en situation d’inconfort et qu’il cherche une solution.

Soudain, une lumière passe dans son regard. Il a trouvé ! Il se tourne vers moi et suggère :
« Gâteau ? »



:-D

samedi 19 mai 2012

Apprendre à monter les escaliers


Comment apprendre à monter des escaliers quand on habite un appartement de plain-pied ?

En investissant la cage d’escalier commune, bien sûr !

Quelques semaines avant de savoir marcher, Antonin, s’est passionné pour cet exercice… A tel point qu’il n’était pas question de s’arrêter au deuxième étage, où nous habitons, sous peine de grosse colère ! Il était impératif de monter jusqu’en haut… soit 5 étages ! Je suivais tranquillement avec mon gros gros ventre (bon, le rythme du Damoiseau n’est pas effréné et convenait bien à mon état de grossesse avancé).

Question aux citadins : combien d’entre vous ont pris la peine de « visiter » leur immeuble jusqu’en haut ? A moins d’habiter au dernier étage, on ne monte jamais plus haut que chez soi. Curieux comme des espaces aussi proches peuvent être à ce point inconnus

En attendant, les voisins ont pris l’habitude de nous croiser à tous les étages… ;-D

Et puis, un jour, Antonin a compris qu’il fallait s’arrêter à notre porte. Comment la reconnaît-il, je l’ignore, mais nous n’avons plus besoin de monter trois étages superflus.


Un exercice qui a de beaux jours devant lui avant d’être définitivement acquis… D’ailleurs, certaines écoles Montessori proposent un petit escalier pour permettre aux enfants de s’entraîner, le saviez-vous ? (Cf. cette jolie photo extraite du blog L’écol’logis).

Rencontre

Nous avions vraiment tous hâte de voir la bouille d’Antonin devant sa petite sœur toute neuve. J’avoue que je m’attendais à tout (et même au pire !), mais sa réaction fut vraiment très positive.

Dans un premier temps, en entrant dans la chambre de la clinique, Antonin ne vit que sa Maman, qu’il avait quitté la veille au soir, puisque j’avais filé à la maternité pendant la nuit pour accoucher. Néanmoins, je l’avais prévenu de cette éventualité en l’embrassant ce soir-là, comme tous les soirs depuis de nombreux soirs (la Damoiselle, comme son grand frère, s’est faite attendre par rapport à la date prévue). Donc Antonin vit sa Maman, et son visage s’éclaira d’un grand sourire (bien sûr, nous ne nous étions jamais quittés si longtemps !). Puis il s’avisa de la petite chose gisant dans mes bras, et il sourit de plus belle, mais d’un autre sourire. En fait, c’est exactement le sourire qu’il a quand il regarde sa nomenclature de bébés. Il ne sait pas dire “bébé” en produisant des sons, mais il a une manière de le dire avec son visage. Croyez-moi si vous voulez, mais je sais que quand il tend le doigt en plissant légèrement les yeux et en souriant de cette manière, Antonin dit “bébé”.

Donc, Antonin, dit “bébé”, tendit le doigt vers Louiselle et eut l’air positivement ravi. Puis il passa à autre chose, en particulier à sa dînette toute neuve, cadeau de son Papa qui l’attendait là. Quelle bonne idée, cette dînette ! C’est tout à fait le jouet adapté à ses intérêts du moment. et peut-être que ça le détournera de MES casseroles, poêlons et compagnie (c’est permis de rêver).

Et quand le Damoiseau eût servi le thé “pour de faux” une demi-douzaine de fois, il prit un réel plaisir à tout ranger dans le placard sous le lavabo.

Pile à sa taille !



Ce placard fut l’occasion d’une longue séance de jeu consistant à fermer les portes sans faire de bruit. Et oui, devenir grand frère, c’est aussi apprendre la signification des mots “Chut !” (avec un doigt sur la bouche s’il vous plaît !) et “Doucement !” (Là aussi, c’est permis de rêver). Quand Antonin parvenait à fermer les portes sans aucun bruit, il s’applaudissait lui-même avec une satisfaction visible.

Avant de repartir, le Damoiseau se pencha sur le couffin où dormait sa petite soeur, souleva sa couverture et toucha son petit corps. A sa manière, pas brutalement, mais sans ménagement non plus. J’eus un sursaut, mais la petite ne s’en formalisa pas.

Il est vrai que ces deux-là se connaissent déjà depuis neuf mois !

mercredi 16 mai 2012

Bienvenue dans notre monde !

“Et le voici parmi nous, épuisé par le terrible contraste entre le repos parfait et l’inénarrable effort qu’il vient d’accomplir.”
Maria Montessori, L’Enfant dans la famille.


Louiselle est née ce vendredi 11 mai à 10h01 du matin. Elle pèse 3,790 kg pour 52 cm, et nous nous employons à l’accueillir avec tout le respect possible.

A bientôt de nos nouvelles !