vendredi 20 juillet 2012

Dans les bagages d'Antonin, il y a...

Nous partons, nous partons !! Ah, la Normandie et ses verts pâturages !!

(Pourvu qu’il ne pleuve pas trop quand même, pour une fois qu’on peut profiter d’un jardin…)

Quand une famille de quatre (dont un bébé de 2 mois et un autre de 18 mois) se déplace pour 2 semaines à l’autre bout du pays (et en AX !), la place est limitée pour les petites affaires de chacun ! Pour être sûre que tout rentre dans notre coffre, j’octroie un volume par catégorie de choses (un sac de telle taille pour nos affaires de toilette, un autre de telle taille pour nos vêtements, etc.).

Pour les jouets d’Antonin, j’ai choisi un petit panier qui, en plus de contenir ses affaires pendant le voyage, nous permettra de les ranger dans les différents lieux où nous nous rendons.

Et dans ce panier, il y a :
- Deux petits instruments-hochets à clochettes.
- Une boite à formes.
- Quatre poupées russes (les plus petites de la série, plus faciles à manipuler).
- Le début de collection de figurines (animaux familiers et animaux du zoo).


- Un mini-seau, avec sa mini-pelle, son mini-rateau et son mini-moule-à-pâté.
- Un puzzle-encastrement des fruits.


- Des livres.
- Des grosses perles et du fil à scoubidou pour faire de beaux collier pendant le voyage !
- Un petit ballon.
- Des boites gigognes.
- Quelques éléments de dînette (très peu, en fait : 4 petits verres à empiler et une cafetière et son couvercle. Mais toutes les maisons où nous allons disposent de véritables petites cuillères, casseroles et compagnie, donc nous sommes sauvés !).
- Ce jeu :


Je vais l’offrir à Antonin pendant le voyage. Connaissant sa passion pour les scratchs, ça devrait l’occuper pendant quelques kilomètres…

Tout ça ? Mais si, mais si, ça rentre !


Bonnes vacances !!

jeudi 19 juillet 2012

Premier plateau

Un plateau, dans la pédagogie montessorienne, c’est avant tout une unité de travail : on dépose sur un support portatif et maniable tout ce qu’il faut pour mener à bien une taĉhe (y compris le contrôle de l’erreur et l’éventuelle correction). Le travail structuré de cette façon ne s’adresse qu’aux enfants à partir de 2 ou 3 ans ; mais on peut, en s’y prenant très prudemment, proposer de petites tâches sous cette forme un peu avant. Il faut alors faire très attention de coller au plus près aux besoins de l’enfant ; il ne s’agit pas de lui proposer des activités destinées aux plus grands sous prétexte de le faire évoluer plus vite ! Une telle démarche serait absolument destructrice et fort dommageable pour la suite de ses apprentissages.

Voici une petite activité qui peut être proposée dès 18 mois si votre enfant est prêt, et qui respecte les objectifs d’une éducation selon les principes montessoriens avant 2 ans, à savoir :



  • Il s’agit d’une activité de correspondance terme à terme (un emplacement = un objet)*, répondant aux besoin de l’enfant d’avoir des repères dans l’espace en terme de rangement d’objets.
  • Le fait de s’appliquer à proposer une activité structurée à l’enfant fait que l’adulte va verbaliser, et faire très attention à la manière dont il verbalise ; il répond ainsi au besoin qu’a l’enfant d’entendre un langage précis s’appliquer aux actions et aux choses qui l’environnent (La période sensible du langage commence à de la naissance et se poursuit jusqu’à 6 ans environ).
  • De même, l’adulte va décomposer son geste, le faire plus lent, répondant au besoin d’observation minutieuse de l’enfant.
  • Cette activité comble l’attrait qu’à l’enfant de cet âge pour les activités sollicitant la motricité fine. Rappelons que de 1 an à 4 ans, l’enfant est dans la période sensible où il s’intéresse aux petits objets, aux détails minuscules, où sa coordination main-oeil devient de plus en plus fine et précise.
  • Enfin, l’objectif propre à ce type d’activité est de permettre à l’enfant de commencer à comprendre et à accepter qu’il existe un certain type de matériel (dit "pédagogique" ) qui  n’a qu’une seule destination et qui ne peut être détourné.
J’ai proposé cette activité plusieurs fois à Antonin. Le déroulé est toujours le même : je choisis un moment calme, où il est « posé ». Je dispose devant lui le plateau tel qu’il est présenté sur la première photo, avec les noix à côté du bac à glaçons et je m’installe à la droite du Damoiseau (nous sommes droitiers tous les deux). Je prends les noix une à une entre mon pouce, mon index et mon majeur droits, je marque un temps d’arrêt, la main positionnée de façon à ce qu’Antonin la voit bien, et j’énonce lentement : « Je prends une noix… et je la range. » Je joins le geste à la parole et dispose la noix dans un compartiment. Et je recommence. Dix fois. Il est à noter qu’Antonin est extrêmement attentif à cette phase de présentation. En réalité, il est plus qu’attentif, il est subjugué. Il est clair qu’il préfère quand c’est moi qui lui montre et qu’il écoute la phrase décrivant l’action de toutes ses oreilles, sans jamais se lasser !!

Puis c’est au tour d’Antonin. Je verse les noix sur le plateau, dans la disposition initiale et je l’engage à les ranger. Le Damoiseau a mis une grosse semaine avant de se lancer. Les premières fois, il voulait utiliser les noix pour faire des versés ou les éparpiller par terre. J’ôtais le matériel aussitôt en lui expliquant que ce n’était pas fait pour ça. A présent, il fait l’activité, mais une seule fois. Parfois il se sert des deux mains (une noix dans chaque main, ou la main gauche passant la noix à la main droite…), parfois il prends deux noix en même temps dans sa main. Je ne le corrige jamais, j’observe en essayant de me faire toute petite, je ne fais aucun commentaire (même pas pour l’encourager ou le féliciter !), je m’interdis d’essayer de le photographier… Bref, je fais tout ce que je peux pour ne pas casser sa concentration, et pour qu’il intègre que lorsqu’il fait ce genre d’activité structurée, je n’interviens pas. De toute façon, l’activité induit elle-même la réussite, puisque si d’aventure il voulait mettre deux noix dans le même compartiment (ce qui n’est encore jamais arrivé), les noix ne tiendraient pas et rouleraient. Mon intervention est donc inutile !

* C’est le terme consacré en didactique des mathématiques. car oui, il s’agit d’une activité mathématique ! Avez-vous déjà pensé que lorsqu’on dénombre, on fait en fait correspondre un mot (« un » par exemple) à un objet ? C’est une mise en correspondance terme à terme !!

Encastrements : progression

Les encastrements représentant des formes géométriques sont des classiques du premier matériel Montessori. Il existe (en théorie) toute une série de d’encastrements, rigoureusement progressifs, que l’on propose au tout-petit :
- D’abord les formes géométriques sont isolées sur des supports séparés. Il y a le cercle, le carré, puis le triangle, que l’on propose successivement. Les pièces sont très grosses.
- Puis on propose, sur un même support, plusieurs formes, un peu plus petites.
- Enfin, on propose la même forme, présentée plusieurs fois sur un même support, avec des tailles décroissantes.

Hélas, je n’ai jamais trouvé ces puzzles dans aucun magasin, ni aucun site français… C’est pourquoi j’ai été ravie de dénicher ce puzzle-ci dans une petite boutique juste en bas de chez moi, quelques jours avant l’anniversaire d’Antonin !!


Il est tout à fait dans l’esprit, non ? Mais je fut bien obligée de zapper la première et la troisième étape…
C’est donc curieux, ayant cette déception à l’esprit, que lorsque je constatai ce puzzle acquis, je proposai directement celui-ci, juste parce que j’avais trouvé les animaux assez réalistes :


Évidemment, Antonin n’a pas du tout accroché : c’est beaucoup trop difficile pour lui ! D’une part parce que les formes des pièces sont trop complexes, trop proches en taille et en découpe pour être clairement identifiées par le jeune enfant, d’autre part parce qu’elles sont trop nombreuses (six !) et trop petites. Et moi qui avais construit tant et tant de progressions pour mes élèves, je n’avais pas su proposer à mon fils un enchaînement pertinent ! (honte…) 

Cet échec m’a obligée à plancher sur le sujet, et voici le fruit de mes réflexions. J’illustre ici mes propos par des exemples de jouets proposés dans le commerce par des marques de qualité (j’ai eu la plupart de ces puzzles entre les mains), mais il en existe d’autres ! Et bien évidemment, je n’ai aucune part chez ces fabricants…
  • Après les formes géométriques, le mieux est de proposer des formes facilement identifiables, pas trop petites, bien découpées et pas trop nombreuses (quatre me semble être un maximum). La meilleure aide consiste en un code couleur : l’emplacement de la pièce est de la même couleur que la pièce à lui superposer.


  • On fait varier ensuite les paramètres un à un, comme dans toute progression bien pensée : ici, le nombre de pièces ne varie pas, ni leur taille, mais elles commencent à être moins identifiables au niveau de leur forme. En plus du code couleur, un code « symbole » qui reprend un motif du dessin original, incite l’enfant à prendre d’autres types d’indices.


  • Puis, on peut faire disparaître le code couleur : seuls demeurent les contours du dessin de la pièce à encastrer.



  • On peut ensuite proposer des pièces de plus en nombreuses, de plus en plus petites et complexes quant à leur forme.


  • Petit à petit, les aides disparaissent ; l’enfant n’a plus que le contour de la pièce pour se repérer.


  • Quand la dextérité de l’enfant le permet, on commence à proposer des encastrements sans petites poignées, pour préparer à la manipulation des puzzles.


  • Enfin, il existe de bons supports de transition, mêlant encastrements et puzzle au sens propre (pièce à emboiter les unes aux autres). L’idéal est de commencer par deux pièces à emboiter, puis trois…



Deux remarques concernant ces propositions :
  • Antonin sait généralement où se met une pièce mais il a des difficultés pour l’orienter correctement. M’inspirant de ce que l’on propose traditionnellement autour des blocs de cylindres, je l’incite à prendre appui sur un autre sens que sa vue, à savoir le toucher : je fais le tour de la pièce à placer avec mon doigt, puis le tour de l’emplacement. Il m’imite sans tarder !
  • Les objets représentés sur les puzzles que vous dénicherez ne seront peut-être pas toujours réalistes ; je ne pense pas, personnellement, que ce soit grave, dans la mesure où la compétence travaillée est la reconnaissance de forme et non l’acquisition de vocabulaire. Qu’importe que cette forme bizarroïde soit un chien ; l’objectif est de la reconnaître parmi d’autres, et basta !

lundi 16 juillet 2012

Acte volontaire

Aujourd’hui, Louiselle a passé pas moins d’une demi-heure, très concentrée, à contempler son poing tenu bien haut.


Puis, elle s’est longuement absorbé dans la contemplation de son reflet dans le grand miroir. Elle avait l’air assez satisfaite de ce qu’elle pouvait y voir et observait attentivement ses propres mouvements (de véritables mouvements de danse, j’adore ce stade où le bébé bouge activement ses bras et ses jambes comme s’il pédalait en rythme !!). Il est vrai qu’il m’a semblé que la présence de ce miroir l’encourageait à se mouvoir… Oh, là, là, est-ce que je ne serait pas en train de m’y attacher malgré tout, à celui-là ?

J’étais très émue d’assister à cela ; cela aurait pu ne pas arriver, car souvent je la laisse seule dans son espace d’éveil et n’ai pas toujours le temps de l’observer (hé, j’ai un deuxième bébé, rappelez-vous !). Je crois bien n’avoir rien vu de moins que le tout début du surgissement de l’acte volontaire chez ma fille. Elle commence à susciter d’elle-même certaines sensations (bouger son bras et tenir son poing levé). A force de répétitions, elle en viendra un jour à comprendre que ces sensations sont liées à une partie d’elle-même (son bras, sa main) et qu’elle est la seule à pouvoir les produire. Bouger, pour le nouveau-né, c’est penser. A chaque nouveau mouvement, les milliards de neurones tout neufs de son cerveau sont traversés par un courant de plus en plus rapide, de plus en plus dense ; des réseaux se créent, gardant trace des nouvelles expériences qui viennent enrichir l’ensemble des précédentes.

C’est peut-être ce qui explique ce respect mêlé d’admiration qui me prend devant cette petite vie qui s’épanouit !

samedi 14 juillet 2012

Un lit montessorien... (déjà !)

Malgré ma hâte d’installer Antonin dans un lit au ras du sol, force m’est de constater qu’il n’est pas prêt. C’est donc Louiselle qui, en attendant de recevoir le sien, a hérité du petit lit Wesco dont je vous parlais ici. Et je dois dire que cela se passe très très bien ! Elle a plein d’espace pour s’étaler et dormir « en étoile de mer » !


L’idée est en fait de ne pas rendre les bébés dépendants de quelque chose dont il faudra ensuite les sevrer. Dans le même esprit, j’essaie de ne pas habituer la Damoiselle aux gigoteuses. Pour le moment, c’est très facile, étant donné les températures ! De plus, j’ai pu observer que lorsqu’Antonin n’avait que quelques jours, il savait très bien, déjà, se débarrasser d’un coup de pied d’une couverture qui l’embarrassait. Les risques d’étouffement ne me font donc pas peur ; l’utilisation systématique de la gigoteuse est d’ailleurs récente (une vingtaine d’année, il me semble). La seule chose, très importante, est de ne jamais border les couvertures. Et aussi de couvrir le bébé en prévoyant qu’il ne restera certainement pas sagement sous sa couverture toute la nuit !

Récapitulons. Louiselle dort 7 heures d’affilée toutes les nuits. Elle dort dans un lit au ras du sol, sans gigoteuse… Tout ce dont j’avais rêvé pour mon bébé !

Et bien, pourquoi cette grise mine ? Car grise mine il y a, et voilà mon problème : notre appartement, parfait pour trois personnes, commence à devenir trop petit. Impossible de mettre les deux enfants dans la même chambre ; ils se réveilleraient mutuellement en pleine nuit. Impossible de déplacer de lit de Louiselle dans la pièce commune : Antonin se réveille vers 6h du matin, et c’est un vrai buldozer ! Quant à la Damoiselle, elle aime faire la grasse matinée jusqu’à 8h au moins…

Reste donc notre chambre. Mais un lit n’est pas un couffin en terme d’espace et nous avons dû condamner une des ruelles de notre lit. Louiselle est coincée entre une fenêtre et une étagère, ça n’est pas très feng shui ! Et le vrai problème de fond, c’est surtout qu’au moindre mouvement de ma fille, au moindre de ses soupirs, je m’éveille. Et je reste à chaque fois au moins une heure éveillée, le souffle en suspend… Quel comble ! Louiselle dort très bien pour son âge, mais moi j’ai des cernes jusqu’au milieu des joues !

Bien que je la sente tout à fait prête à être transportée dans un espace à elle, je ne peux quand même pas l’installer dans la cuisine ou la salle de bain (ou un placard) ???

Mauvaise blague… :( Mais sérieusement, que faire ?

jeudi 12 juillet 2012

Mon premier imagier

A l’occasion de la naissance de sa petite soeur, Antonin a reçu ceci de sa Tante Isabelle :


Franchement, c’était un cadeau qui tombait vraiment à pic ! Antonin commençait justement à s’intéresser fortement aux animaux, et ce livre est devenu son favori en peu de temps.
Moi je l’aime bien aussi parce que  les animaux sont représentés par de véritables photos. Mais cette édition présente quelques bizarreries :
  • Tout d’abord, les catégories choisies. Chaque double page présente une « famille » d’animaux, qui sont classés en catégories capables de parler à un tout-petit : « Les animaux familiers », « Les animaux de la ferme », etc. Plus curieuses sont les catégories « les animaux qui aiment l’eau », qui fait se cotoyer l’alligator et l’hippocampe, « les rampants » qui range ensemble caméléon et ver de terre, ou encore « les animaux nocturnes » rapprochant cafard et raton laveur…
  • Ensuite, les représentants de la gente animale choisis sont parfois vraiment étranges : un bernard l’ermite ou une grenouille comme « animal familier » ? Alors que ne figure pas le canari… Le dragon des mers feuillus comme « animal qui aime l’eau », mais aucun crustacée. Un gecko en plus de la salamandre et du lézard dans « les rampants », cela fait beaucoup d’animaux similaires… Bref, en feuilletant et refeuilletant cet imagier, j’ai compris qu’il s’agissait d’une édition australienne (présentant donc les animaux courants d’Australie) que l’éditeur n’avait pas pris la peine d’adapter à l’Europe. C’est donc pour cela que le renard représenté est un renard des sables (bien que ce ne soit pas précisé), et que l’abeille et la guêpe ne ressemblent pas aux espèces de chez nous…
  • Des erreurs manifestes se sont glissées au cours de la traduction : le manchot est appelé « pingouin »…
Ces imperfections m’ont donné envie de fabriquer mon propre imagier pour Antonin. Ne vous y trompez pas : le titre de l’article « Mon premier imagier » désigne mon premier imagier A MOI, dans le sens où c’est le premier que je fabrique. J’ai profité de notre récente excursion au zoo pour proposer un imagier des animaux du zoo. Rappelons qu’il est préférable, quand on apprend un nouveau mot à un enfant, de lui désigner l’objet véritable d’abord : un lion au zoo et non une photo de lion, une carotte du marché et non une carotte de dînette, etc.
  • Dans un premier temps, j’ai sélectionné les animaux que je voulais représenter dans mon imagier. Le critère de sélection a été simple : j’ai choisi les animaux qui sont également représentés dans l’imagier des Editions Lito. Ainsi, depuis quelques semaines, nous mettons les deux en relation tous les soirs avant la lecture de l’histoire. A chaque page de mon imagier, je nomme l’animal, j’imite son cri s’il en a un (à la grande joie d’Antonin), puis nous cherchons sa photo dans l’imagier Lito et nous comparons les deux représentations. Deux vues valent mieux qu’une !


    • J’avais dans l’idée d’utiliser mes propres photos pour l’imagier, mais outre qu’elles sont toutes surexposées (j’avais mal réglé l’appareil et ne m’en suis aperçue que le soir…), il y a un grillage devant presque toutes les bêtes… Les photos ont donc été glanées sur Internet.


    • J’ai pris soin de choisir des photos sur lesquelles on voit l’animal en entier, pattes incluses, et de préférence debout.


    • J’ai utilisé des chutes de papier Canson coloré pour faire les pages, que j’ai adaptées à la taille des mains de mon enfant : chacune d’elle est un carré de 15 X 15 centimètres.


    • J’ai collé les photos de façon à ce qu’il n’y ait qu’un seul animal présenté par double page.


    • En regard de chaque photo figure le nom de l’animal sans déterminant, écrit en cursive. J’ai decidé de nommer chaque animal par son espèce et non sa sous-espèce : le tigre blanc est devenu « tigre » et le mouton d’Ouessan, « mouton ». De même, l’imagier Lito appelle le ara « ara », j’ai décidé de l’appeler « perroquet ». A l’inverse, j’ai appelé « singe » le capucin… Faudrait-il le distinguer des chimpanzés et autres gorilles ? L’imagier le fait, je ne sais pas trop… C’est un casse-tête, cette histoire ! Quand vous montrez un pigeon à votre bébé, vous lui dites que c’est un « oiseau » ou un « pigeon » ? Faut-il connaître le genre avant l’espèce ?


    • Que mettre sur la couverture ? Mon premier reflexe d’adulte a été de faire une belle étiquette « Les animaux du zoo », avant de réfléchir : une couverture doit être porteuse d’informations quant au contenu de l’ouvrage. S’adressant à un enfant non lecteur, mon choix n’avait donc aucun sens. J’ai donc choisi de coller une photographie de l’enseigne du zoo de Fitilieu.


    • Sachant d’expérience que les reliures artisanales résistent mal aux petites mains, j’ai décidé de perforer de deux trous chaque page plastifiée et de les relier entre elles par des anneaux. Un autre avantage est que les anneaux peuvent s’ouvrir et que je pourrai ainsi rajouter des pages au fur et à mesure que le vocabulaire d’Antonin se développera !

    Le retour du grand miroir


    Ceux qui suivent mes tâtonnements de Maman sauront que le grand miroir du nido, traditionnellement installé contre l’espace d’éveil, ne m’inspire qu’une confiance mitigée. Il me semble que tant que l’enfant n’est pas apte à reconnaître son reflet, la présence permanente de celui-ci doit être extrêmement fatiguante, voire déstructurante.

    J’ai installé néanmoins notre miroir près de Louiselle aujourd’hui, pour voir. Et finalement, cela m’a bien plu. La principale raison est qu’étant bien calé entre le parc et le mur, il se trouve relativement loin de ses yeux. La Damoiselle ne m’a pas paru subjuguée par ce qu’elle devait vaguement y distinguer, juste brièvement intéressée. Je ne pense pas laisser le miroir à cet endroit en permanence, mais disons que de temps en temps, il peut susciter un nouvel intérêt.

    Quels sont les arguments favorables à la présence d’un grand miroir près de l’enfant ?
    • Le miroir donne une autre vision sur la pièce où il est installé. C’est peut-être l’argument auquel je suis le plus sensible pour le moment. Il est vrai que notre miroir à cet endroit ouvre vraiment l’espace d’une chambre qui commence à être trop petite, et l’éclaire.
    • Le miroir permet à l’enfant d’étudier son propre reflet, ses propres mouvements et de coordonner ses mouvements et ceux de ceux de son reflet. A terme, il lui permet donc un meilleur contrôle de ses mouvements. Cet argument, très pertinent, me parait concerner des enfants plus grand ; à deux mois, je préfère que Louiselle s’essaie « de l’intérieur » à maîtriser ses gestes, comme quand elle essaie fébrilement de porter son poing à sa bouche, par exemple. Je ne vois pas en quoi le miroir pourrait alors l’aider… N’oublions pas qu’elle ne s’y reconnaît pas encore !
    • Le miroir encourage l’enfant à lever la tête, en particulier pendant les moments où on l’installe sur le ventre. Oui, mais moi, je ne mets pas Louiselle sur le ventre… J’ai choisi une fois pour toutes de ne pas mettre mes enfants dans des positions qu’ils ne pouvaient maîtriser ; je n’ai pas mis Antonin sur le ventre, la pédiatre de l’époque s’est alarmée qu’il n’allait jamais renforcer les muscles de son cou… Mais Antonin a toujours très bien porté sa tête et à 7 mois, il crapahutait à quatre pattes dans tout l’appartement…
    Dites-moi ce que vous pensez du miroir pour les bébés !!

    mercredi 11 juillet 2012

    Deux mois d'âge


    Louiselle a deux mois aujourd’hui et elle se porte à merveille. Elle est tellement adorable que rien qu’en y pensant, j’ai envie de chanter à tue-tête. Comme tous les très jeunes bébés, elle a le sérieux des vieux ermites, que renforce encore sa manière de froncer les sourcils ou de porter sa main à son menton comme si elle réflechissait. Elle est désormais bien rythmée la nuit, et si elle continue de réclamer un biberon vers 4h (après 9 heures de jeûne, on ne peut lui en vouloir !), je sais à quoi m’en tenir, et ces interruptions nocturnes me fatiguent moins que celles, irrégulières et imprévisibles, de son grand frère. Elle aime faire une grasse matinée, et connait généralement une période d’éveil pendant la sieste du Damoiseau (que tout le monde dorme en même temps dans cette maison serait trop simple !) dont je profite pour lui consacrer la meilleure attention possible. Elle fait des sourires qui illuminent tout son visage, maintenant accompagnés de petits rires en gargouillis. Si je vous dit que Louiselle sourit intentionnellement depuis le jour de sa naissance, vous ne me croirez pas, bien sûr. Et pourtant… Même la pédiatre en est restée comme deux ronds de flan, et pour les impressionner, les médecins, il faut se lever de bonne heure !! :-)

    mardi 10 juillet 2012

    Un bain de grand

    La Mamayou des enfants est venue nous rendre visite ce week-end. Après avoir observé Antonin s’activer, elle me fit remarquer qu’il jouait beaucoup moins avec ses jouets qu’il y a quelques semaines. Tiens, c’est vrai. Antonin est dans une phase où il n’a pas besoin de jouets. Mais d’objets à manipuler, oui. Vous connaissez sa passion pour MA vaisselle et MES divers objets domestiques tels que louches, tuperweares, et moules à gâteaux (le tout ayant été rebaptisé du terme générique « tatou » par le Damoiseau).

    No problemo. Non, non, vraiment. Même s’il est parfois difficile pour Antonin de faire la différence entre un mixer AVEC lame (dangereux) et un mixer SANS lame (inoffensif). Même si Antonin veut emporter la passoire dans son lit pour faire la sieste. Même si, à l’heure du bain, on se retrouvait dans l’absurde situation où les objets choisis prenaient plus de place dans la baignoire que le bébé lui-même…


    Bon, au moins, ce dernier problème a trouvé une résolution : Antonin prend à présent ses bains dans la baignoire des grands !


    Et c’est bien mieux comme ça !

    Tu scratches et je dé-scratche

    Lors du dernier changement de saison, alors qu’Antonin allait avoir 18 mois, j’ai décidé de lui acheter des sandales à scratchs. D’abord parce que c’est plus facile et rapide à enfiler, pour nous, adultes, lorsque l’on a un enfant qui se tortille sur nos genoux dans sa hâte d’aller crapahuter. Ensuite parce que les 60 petits pieds de mes élèves de maternelle à chausser/déchausser trois fois par jour m’ont dégoutée à vie des bottes étroites, des baskets à lacets et autres tue-l’autonomie. Enfin et surtout parce que je me doutais bien que ça allait plaire au Damoiseau qui, déjà, adore ôter seul son gilet.


    Cela n’a pas loupé : Antonin s’est très vite intéressé à ce nouveau système. Dé-scratcher s’est révélé être très facile, re-scratcher est un peu plus complexe et demande une certaine concentration. Tout pour plaire au Damoiseau.

    Je tiens à préciser qu’Antonin ne retire pas, pour le moment, ses chaussures à tort et à travers, ce que je serais prête à accepter, d’autant plus que c’est l’été. Mais il se contente de dé-scratcher, et parfois de re-scratcher. Et encore cette activité ne lui vient à l’esprit que quand il est dans sa poussette, sans doute parce que ses pieds sont alors sous ses yeux et qu’il n’y a parfois pas grand chose d’intéressant à observer alentour.

    Le week-end dernier, Antonin est resté au frais, à la porte de la pharmacie, avec sa Mamayou, pendant que j’effectuais quelques emplettes à la hâte. En fait, je suis restée longtemps à l’intérieur de la pharmacie, car j’avais tout un tas de petites choses à me faire expliquer. Quand je suis ressortie, j’étais un peu embêtée d’avoir été si longue :
    « Vous ne vous êtes pas ennuyés ?
    - Penses-tu, me répond ma mère, nous avons joué à « Tu scratches et je dé-scratche » ! »

    Pendant 20 minutes !!???? Ouah !!!

    Alors, qui, de la grand-mère ou du petit-fils, a le plus de persévérance ?

    vendredi 6 juillet 2012

    Ambiance

    C’est drôle, quand j’ai découvert la pédagogie Montessori, « l’ambiance » était un concept qui ne me parlait pas trop. J’y voyais une mauvaise traduction – trop littérale – de ce qu’on aurait pu rendre en français par « environnement », et rien de plus.

    Et puis, petit à petit, j’ai compris que c’était une notion vraiment originale et riche, à tel point que je suis bien sûre aujourd’hui de ne pas l’avoir encore comprise. Si vous chercher un article scientifique sur le sujet, allez voir ailleurs, ce billet n’est pas pour vous !

    Mais dans la rubrique « ce que Maria Montessori m’apporte au quotidien » dont je vous parlais hier, ce concept d’ambiance est devenu très important pour moi dans ma vie de tous les jours. Il marque un tas de petits instants de gratitude où j’apprécie une texture, une couleur, un parfum, et que j’essaie de partager avec mes proches. Il signe toute une série de choix, éthiques, esthétiques et pédagogiques, qui m’ont poussée vers tel objet plutôt que vers tel autre.

    J’ai eu envie de rédiger un petit post rapide sur quelques uns de ces détails qui me font trouver la vie jolie. Puissent mes enfants absorber tout le positif qu’ils m’inspirent !!

    - J’aime les bouquets de pivoines que mon homme me rapporte du marché. Celui-ci m’a même été offert le jour de la fête… des pères !! (Toutes les occasions sont bonnes, hein ?)


    - J’aime la texture soyeuse de la peau d’agneau de ma fille. Je pense toujours à cet animal avec beaucoup de respect, et je lui suis vraiment reconnaissante de nous avoir laissé sa peau laineuse. J’espère que quelque part dans le monde, sa chair, ses os et tout ce qui lui appartenait ont été consommé ou utilisé avec conscience. Cet animal le mérite, croyez-moi. La partie de lui que nous avons adopté restera dans notre famille jusqu’à ce qu’elle tombe en poussière. Nous en prenons évidemment grand soin, et j’ai un élan de joie quand je contemple Louiselle assoupie dessus.


     
    - J’aime le koinobori, ce grand poisson japonais pendu au-dessus du lit d’Antonin. Les Japonais l’accrochent dehors, dans le vent, le jour de la fête des garçons (tango no sekku).



    - J’aime la mappemonde de notre salon, cadeau de mariage par nos amis d’ici. Elle est belle, grande, extrêmement bien faite, et elle me permet de réaliser en rêve bien des voyages que je ne ferai jamais.


    - J’aime notre abutilon quand il fleurit, c’est-à-dire presque toute l’année. Cet arbrisseau a une force vitale extraordinaire ! S’il est moribond (le nôtre le fut souvent…) et qu’il a le choix entre produire une feuille ou une fleur, il choisira la fleur ! Et quelle fleur ! Cette clochette automnale, énorme par rapport aux branches frêles, vient rarement seule. L’abutilon est très généreux !



    Et vous, y a-t-il des petits bonheurs qui peuplent votre « ambiance » et vous font trouver la vie jolie ?

    jeudi 5 juillet 2012

    Une bonne résolution

    Les principaux bénéficiaires, dans une famille où s’applique la pédagogie Montessori, ce sont les enfants, bien sûr. Mais avez-vous déjà pensé que ces principes éducatifs nous faisaient avancer nous aussi, adultes ?
    Il faudrait un jour que je fasse la liste de ce que Maria Montessori a fait pour moi. Tenez, depuis que je la connais, ma maison est beaucoup plus propre et rangée, par exemple ! ;-)

    Et voici, dans le même ordre d’idée, une autre petite révolution domestique que je crois bien devoir à la grande philosophe.

    Lorsque mon homme et moi étions sans enfant, les courses, c’était très simple. Quand nous avions envie ou besoin de quelque chose, nous faisions un saut dans le magasin le plus proche. Pas question de prendre la voiture et de rouler des heures dans les embouteillages pour se rendre en périphérie. D’ailleurs, nous avions déjà les grandes surfaces en horreur. Nous sommes deux petits mangeurs, et à deux le budget restait très raisonnable, même en achetant au jour le jour dans des magasins de proximité. En règle générale, les courses étaient pour nous des moments légers et agréables, au cours desquelles nous nous faisions plaisir.

    Et puis, nous sommes devenus parents. Et insidieusement, les choses sont devenues plus difficiles. Faire les courses quand on est enceinte, ça n’est déjà pas facile, avec un bébé en écharpe encore moins. Même un maigre cabas prend alors trop de place, j’ai toujours peur qu’il écrase le bébé que je porte. Mais au moins, on peut traîner un petit caddie, ce qui n’est plus possible quand on doit sortir un enfant en poussette.  Ajouter à cela des besoins qui vont en s’accroissant (et on devient soudain consommateur de certains produits très volumineux : paquets de couches, de mouchoirs ou de coton…), et les revenus qui vont en diminuant pour cause de congé parental…

    On se dit qu’il faudrait peut-être changer quelque chose à nos habitudes…

    L’option qui consiste à prendre la voiture pour se rendre dans une zone commerciale nous répugne toujours autant. Une bonne raison parmi tant d’autres : pour aller à la voiture, on installe le petit dans son écharpe, et il s’endort. Dix minutes plus tard, on le réveille pour l’installer dans sa coque. Il se rendort. Un quart d’heure plus tard, on le réveille à nouveau pour le remettre en écharpe. Une fois les courses faites… Mais bref, vous avez compris. Or, je ne réveille PAS mes bébés. Option fermée. CQFD.

    De plus, si on fait la petite expérience de tenter de se mettre à la place d’un nouveau-né ne serait-ce que quelque minute, il est évident qu’on fera le deuil des grandes surfaces pour quelques semaines au moins. Et quand, en plus, on a un garçonnet de 18 mois qui commence à attraper tout ce qui se trouve à sa portée dans les étalages, on commence à se dire qu’il serait bon d’y renoncer pour toujours. Ajoutez à cela les fameuses crises de larmes pendant lesquelles tout le monde vous regarde comme si vous étiez une mère tortionnaire (ou trop laxiste, cela dépend des gens)… Ajoutez à cela les rayons de produits ménagers tellement (mal)odorants qu’ils embaument tout le magasin et qu’on ne peut s’empêcher de se dire que si on reste plus d’un quart d’heure dans cette ambiance archi-poluée, on va tous sortir avec un cancer… Ajoutez à cela la radio médiocre réglée bien trop fort (peut-être pensent-ils que cela nous aide à consommer ?) comme si il n’y avait pas assez de bruit avec la foule qui se presse, le personnel qui ouvre les emballages, les bip-bip multiples de caisses et les annonces au micro… Ajoutez à cela que votre bébé, qui pour le moment se contente de râler (on le comprend), en viendra un jour à vous réclamer telle marque de pâtes parce qu’ils donnent des autocollants ou telle sorte de bonbons parce que son meilleur copain a les mêmes à la maison…
    Pour savoir comment ça se passe ailleurs, lisez cet article plein de fraîcheur d’une Maman bien plus zen que moi…

    "Supermarché"...

    ... versus "super marché" !

    Alors, c’est décidé, à présent, chez nous, les choses se passent ainsi :
    - Une fois par mois, je commande par Internet les courses d’épicerie, de produits de toilette etc. à une grande enseigne qui me livre. Bon, comme je n’ai jamais fait de courses pour un mois entier de ma vie (et encore moins pour une famille de quatre !!), cela nécessite quelques petits ajustements : les premières fois, j’ai commandé trop de ceci, pas assez de cela… Ah, mais c’est un métier qui s’apprend, que d’être mère au foyer ! 
    - Une fois par mois, un samedi matin, alors que mon homme garde les bébés, je me rend dans un supermarché bio pour acheter tous ces ingrédients bizarres dont je ne saurais me passer et que je ne trouve que là (du gomasio à la purée d’amandes, les initiés comprendront de quoi je parle !) 
    - Le week-end, nous faisons le marché en famille pour acheter les produits frais de la semaine (légumes, fruits, fromage et pain). Le marché, c’est pédagogique. Les p’tites dames font goûter les cerises aux enfants, on prend le temps de se tailler une bavette et de boire un café en terrasse. La vraie vie, quoi.

    Voilà, c’est ma bonne résolution de la demi-année : mes enfants ne verront pas l’intérieur d’un supermarché de sitôt !

    mercredi 4 juillet 2012

    Jaloux !

    Antonin est très mignon avec sa petite soeur.

    Mais beaucoup moins avec moi. 

    C’est bien simple, quand il les passe avec moi, il passe ses journées à chouiner.


    Cela a commencé juste quand je suis tombée enceinte de Louiselle, et ce qu’il y a de drôle, c’est que je ne le savais pas (mais lui, oui, apparemment). Dur, dur, de partager sa Maman…

    En août, nous en serons donc à une année entière de chouinements quasiment permanents.

    J’essaie de dire à Antonin que je comprends qu’il soit jaloux. J’essaie de lui consacrer des moments rien que pour lui. J’essaie aussi de m’octroyer du temps sans lui (oh que ça fait du bien aux oreilles, mais comment vais-je faire sans Nounou ??)… Nous avons parfois des moments de grâce, comme il y a quelques jours, une partie de ballon endiablée, rien que lui et moi… Mais cela ne dure jamais bien longtemps.

    Parallèlement, le Damoiseau est de plus en plus demandeur de sa tétine (classique, le coup de la régression). Il la réclame sans cesse, et parfois jusqu’à la crise. Nous la lui donnons. Mais chez nous, il y a une règle simple : la tétine, c’est pour dormir, c’est dans le lit. Donc, un quart d’heure de tétouille, oui, mais dans le lit. Seulement, au bout d’un moment, Antonin en a assez d’être dans son lit à tétouiller. Il veut se lever. Mais sans lâcher sa tétine. Re-crise.


    Dites-moi que cela va s’arranger !!??? Parfois je ne sais plus très bien quelle attitude adopter…

    mardi 3 juillet 2012

    Mobiles interchangeables

    La semaine dernière, j’ai été confrontée à un dilemme. Alors que je venais de fabriquer un nouveau mobile tout beau et tout coloré, il m’a semblé que la Damoiselle s’intéressait plus que jamais à son mobile de Munari. Cependant, alors que je lui présentai celui d’octaèdres, elle le dévora littéralement des yeux. Manifestement, elle n’était pas assez imprégnée du premier, mais le deuxième correspondait aussi totalement à ses intérêts visuels du moment (découverte des volumes, exploration des couleurs primaires, imprégnation de la proportionnalité).
    Il est tout  fait possible de proposer plusieurs mobiles en même temps au bébé, en les installant dans divers endroits où il a l’habitude de reposer. Seulement voilà. Où accrocher mon deuxième mobile ?

    Dans la salle de bain, au dessus de la table à langer ? D’une part j’ai craint que l’humidité ne soit néfaste à mes petits éléments de carton, d’autre part, Antonin utilise encore ponctuellement la table à langer… Je vous laisse imaginer le carnage !

    Dans la chambre des parents ? La Damoiselle passe énormément de temps allongée sur notre lit, plus encore que dans son parc. Mais les mobiles devant être accrochés à 30 cm environ de la surface où l’enfant est installé, je nous imaginais mal, mon (grand) mari et moi, nous emmêler dans des octaèdres au moindre mouvement nocturne !

    Au plafond du salon ? Je pose parfois le couffin de Louiselle sur la table de la pièce commune. Mais les jours de ce couffin sont comptés, et étant donné qu’accrocher un mobile nécessite quand même une petite installation (aller chercher l’escabeau à la cave, le gravir pour percer la plafond à l’aide d’une vrille, visser ensuite un petit anneau, y nouer le fil de pêche supportant le mobile…), c’était trop de bazar pour pas longtemps. Sans compter que le mobile se balancerait au milieu des convives au prochain repas… Pas très feng shui, tout ça !

    Une seule possibilité, donc : au-dessus du parc, à la place du premier mobile. En même temps, l’idée de ne proposer qu’un mobile à la fois me plait bien. C’est suffisamment stimulant à mon sens, si on considère qu’à cet âge, tout est stimulation. Louiselle, pour sa part, ne se lasse pas de fixer les rideaux qui tamisent les fenêtres, ou encore le mur de la salle de bain. Face à ces deux grandes fascinations, mes mobiles ne suscitent qu’un intérêt finalement relatif. Mais laissons l’enfant choisir ce qui lui convient le mieux et souvenons-nous que nos propositions ne sont que des… propositions !

    Mon homme a donc imaginé un système que j’ai mis en oeuvre (il fut l’ingénieur et moi, la technicienne). C’est fort simple, sans doute certains d’entre vous y avez pensé avant nous ! En voici un rapide schéma :


    Et voilà, en deux secondes, je décroche un mobile et le remplace par un autre ! Je veille toutefois à ne pas en changer trop souvent – une rotation par semaine me paraît pour le moment être un bon rythme.

    Et vous, comment accrochez-vous vos mobiles ?

    lundi 2 juillet 2012

    Que c'est beau, l'été !

    Que c’est beau, une semaine pluvieuse après deux jours de canicule ! Je ne sais pas si cette saison sera aussi schizophrène que la précédente, mais ici, nous apprécions vraiment cette fraicheur soudaine de l’air gorgé d’humidité ! Notre petite Louiselle ne doit rien comprendre au temps terrestre, car depuis qu’elle est née, quel bazar ! Y’a plus d’saisons, ma bonne dame !

    Mais pluvieux ou pas, c’est l’été. Il y a cette douceur de l’air, la longueur des jours, et les feuilles, les fleurs, les fruits, en abondance !

    Hier dimanche, nous avons profité de la fraicheur pour sortir de Grenoble et aller pique-niquer dans un parc que nous affectionnons particulièrement, à une demi-heure de route de la ville.


    Nous avions l’espoir de voir quelques poneys, mais ils ne semblaient pas être de sortie. Par contre, nous avons approché de très jolis canards d’espèces variées !

    Born to be wild...

    Pour le moment nos promenades ne sont pas bien longues. Il faut jongler avec les horaires de deux bébés, et de toute façon j’essaie d’éviter les stimulations excessives pour Louiselle. Mais une promenade dans ces conditions, même si elle nécessite de prendre la voiture, est un bonheur pour tous les sens, et j’ai bien senti que la petite en profitait aussi. D’ailleurs Damoiseau et Damoiselle ont tous deux fait une grosse sieste en rentrant, et Antonin a mangé comme un ogre, ce qui est rare en ce moment.

    Le plus difficile, dans ce type de sorties dominicales, c’est le furieux besoin de campagne qu’elle déclenche chez les citadins forcés que nous sommes !