samedi 31 août 2013

Notre bac sensoriel du mois d'août

Non, non, le mois d'août n'est pas terminé ! ;-)


Saviez-vous qu'il existe un rayon "bac sensoriel" dans les grandes surfaces ??? Si, vous savez, là où je ne vais vraiment jamais, juste derrière les bougies parfumées. J'ai découvert 3 mètres carrés de gros flacons transparents emplis de verroteries fantastiques, de morceaux d'écorce ou de fleurs sèches. Pour la modique somme de deux euros la bête.

Et l'autre bonne nouvelle, c'est qu'il m'a bien semblé, à le voir rapidement de loin, que le rayon "scrapbooking" regorgeait de petits bidules très intéressants eux aussi...

Enfin, pour ce mois-ci, j'ai jeté mon dévolu sur un gros sachet de coquillages. Vous comprendrez pourquoi en découvrant le thème de notre nouveau bac sensoriel ! Il contient :

- Du sable : encore du sable. Antonin assimile pour le moment son bac sensoriel à un bac à sable, donc j'ai choisi de garder cet élément-là pour le mois à venir. Et c'est en partant de cette contrainte que j'ai décidé de constituer une plage miniature (non mais quelle originalité, reconnaissez-le !)

- Des petits "papillons" de polystyrène pour figurer l'eau. En attendant d'acheter des perles de verre turquoises au rayon "bac sensoriel" de mon supermarché ! Antonin les a beaucoup aimé, et a passé beaucoup de temps à couper chacun d'eux en deux ! 


- Des coquillages, donc.

- Les poissons et crustacées de ce jeu-là, ainsi que les deux cannes à pêche.

- Un petit seau et son tamis, une petite pelle et un petit rateau.


- Un petit flacon de petits cailloux du jardin d'authentiques galets (hum).


Encore un gros succès !


Et j'annonce officiellement qu'à présent, Louiselle a le droit de jouer, elle aussi, dans notre bac sensoriel. Enfin, un peu. Jusqu'à ce qu'elle décide de tout éparpiller hors du bac. ;-)

vendredi 30 août 2013

Préparer à la première rentrée

Source de l'image

La semaine prochaine, c'est la rentrée.

Enfin, alors, ici, je vais essayer de négocier avec les enseignants un petit délai d'une semaine ou deux pour Antonin, histoire de lui épargner le gros stress émotionnel "spécial rentrée de Petite section" (Vous savez, quand la moitié des enfants sont en larmes, et que l'autre moitié hésite sérieusement à garder son calme...).

Je sais, c'est égoïste. Si tous les parents faisaient comme moi, le-dit stress aurait lieu 15 jours après la rentrée et on ne serait pas sorti de l'auberge.

Enfin. Rentrée en temps et en heure ou pas, rentrée il y aura. J'avais inscrit Antonin en mai dernier "au cas où" en précisant bien au directeur que je ne savais pas du tout s'il serait prêt. Parce que le Damoiseau est né en toute fin d'année. Parce qu'à l'époque il n'était pas continent, et qu'aujourd'hui d'ailleurs il ne parle pas encore couramment. Parce que si je vous disais tout le mal que je pense de l'école avant trois ans, vous n'en dormiriez pas de la nuit. Mais voilà : aujourd'hui, je le constate, Antonin est prêt. Et je dirais même plus : il a furieusement besoin (et envie) de sortir des jupes de sa mère - quelques heures, pour mieux les retrouver ensuite, bien sûr. Quitter pour de faux, c'est encore ce qu'il y a de meilleur.

Alors, comme bien des familles en France en ce moment, on prépare la rentrée : on part en chasse de chaussons faciles à enfiler mais qui tiennent aux pieds, de chaussures qui courent vite, et d'un sac-copain qui va permettre de faire le lien. 

On SE prépare à la rentrée, aussi. On a des bouffées d'émotion, comme ça, soudain, en préparant le repas ou en sortant les poubelles, et on se dit, en ravalant des larmes absurdes, que bon sang, notre tout-petit va commencer une période de sa vie dont il ne sortira - si tout va "bien" - que pour basculer dans le monde du travail... Pff. C'est encore petit, deux ans et demi...

Mais surtout, on prépare SON ENFANT À la rentrée. C'est tellement abstrait, l'école. Demandez aux enfants qui ne l'ont jamais connue s'ils ont envie d'y aller, ils vous repondront tous OUI avec ferveur. Je me demande bien pourquoi les 3/4 changent complètement d'avis après quelques heures de scolarisation... (croyez-en mon expérience).

C'est qu'il faut penser un peu en La Palisse :

- Préciser à l'enfant qu'à l'école, Papa et Maman ne seront pas là. Ah oui. C'est évident. Mais ça va mieux en le disant. "Maman t'accompagnera, et tu passeras la journée avec la maitresse et beaucoup d'autres enfants. Puis, à la fin de la matinée, je reviendrai te chercher. Je reviendrai TOUJOURS te chercher, et nous rentrerons à la maison pour manger".

- Expliquer qu'à l'école, il y a beaucoup d'autres enfants, et que certains d'entre eux vont pleurer. "Tu vois, je t'avais dit : certains enfants n'ont pas envie de quitter leurs parents, et ils pleurent. Oh, regarde, la petite fille pleure. Elle est triste. Mais son papa reviendra tout à l'heure. Moi aussi, je reviendrai. Mais si tu es triste de me quitter, tu as le droit de pleurer, si tu veux."

- Parler précisément des activités scolaires : hé, non, à l'école, on ne passe pas son temps à jouer sur le toboggan rutilant qu'on aperçoit de l'extérieur. D'ailleurs il y aura tant de monde dessus, le premier jour, qu'il ne peut fort que votre enfant ne puisse même pas y accéder. Non, à l'école, on TRAVAILLE. "Travailler" n'est pas un gros mot. En fait, on fait même un "petit travail", parce qu'on est petit. Par exemple : peindre, écouter des histoires ou danser. Et on essaie de le faire bien (ce qui n'empêche pas d'y prendre beaucoup de plaisir, au contraire !). C'est ça, le travail, à l'école. Utiliser les mots justes valorise l'enfant et le sécurise. et si votre petit aime "faire comme si", vous pouvez même jouer à l'école, une après-midi, pour rire... et se préparer !

En amont, il est facile d'afficher quelques photos de l'école, qu'on aura pris la peine de prendre discrètement lors de la visite des lieux en juin : une photo de l'extérieur, une photo de la classe, une photo de la cour. Ici, j'ai dû les plastifier pour que mes affichages (à portée d'yeux - et de mains - d'enfants) tiennent dans la durée ! ;-)

En tous cas, Antonin connait l'école. Il l'a visitée, il voit son image affichée dans sa chambre tous les jours. Il connaît le chemin pour y aller, car c'est un de nos objectifs de promenade favoris. C'est lui qui me guide ! Il est vrai que, chez nous, ça n'est pas compliqué. Comme le dit si bien Antonin : "L'école, c'est tout droit !" :-)

Si il y a une aire de jeux près de la vôtre, investissez-la en famille avant la rentrée. Ou même, programmez un pique-nique "spécial rentrée" à proximité : tous ces bons souvenirs familiaux accompagneront votre enfant le jour J, et le rendront plus sûr de lui.

Si vous êtes de ces parents qui travaillent et que vous êtes obligés de laisser votre enfant de Petite section à l'école le matin + l'après-midi (et donc, avec la cantine entre les deux, et peut-être même un bout de garderie le matin et/ou le soir), ne soyez pas surpris si cela est très difficile à vivre pour votre enfant dans un premier temps. Les trois-zans n'ont pas la même vision du temps que nous, et envisagent ces journées à rallonge comme un tunnel sans fin. De ce que j'ai pu constater, ils sont souvent assez déprimés ! Aidez-les en confectionnant un imagier de la journée avec des points de repère : le départ de la maison, la garderie, la classe, la cantine, la sieste, etc. Mettez l'enseignant dans le coup et glissez le livre dans le sac. Ce sera une aide précieuse pour tout le monde !

Et le jour J...

Il ne faut pas hésiter à téléphoner quelques jours avant la rentrée (les enseignants font leur rentrée plus tôt que les élèves) pour demander au maître sa position sur les têtines, doudous et compagnie. Sont-ils tolérés dans la classe le premier jour ? Doivent-ils être rangés à la porte de la classe ? À la porte de l'école ?

Ne privez en aucun cas votre enfant de ces aides si son professeur les tolère. Si votre enfant est en phase de détachement, ou parait de ne pas y tenir, glissez-les tout de même dans son sac sous ses yeux, en lui précisant que si la matinée est trop difficile, il pourra les réclamer. N'oubliez-pas d'en parler aux adultes de la classe ! La plupart des maitres acceptent tout à fait que l'enfant ait besoin de ces objets de transition.

Vous pouvez aller plus loin et établir un petit code entre votre enfant et vous. La veille au soir, entourez par exemple le cou de la peluche de votre enfant d'un joli ruban neuf ; fixez-le rapidement par quelques points pour éviter les drames. Expliquez à votre enfant que ce ruban sert de lien entre vous, qu'à chaque fois que l'enfant le verra, vous aurez une pensée l'un pour l'autre. Vous pouvez aussi prêter à votre enfant un de vos objets personnel comme un petit foulard (évitez cependant les bijoux) pour qu'il garde “un peu de vous” avec lui.

Le premier jour, les parents sont souvent autorisés à entrer avec leurs enfants dans la classe. Profitez-en pour faire le tour, sans précipitation, des activités proposées sur les petites tables. Et verbalisez ! “Tu vois, ici, tu peux faire un dessin si tu veux. Tu pourras me le donner tout à l'heure. Oh, regarde : il y a des puzzles, aussi !”. Énumérez les repères que votre enfant a déjà grâce aux photographies : “Tu reconnais la porte bleue qui mène au dortoir ? Et la petite étagère sous la fenêtre ? On voit bien la cour, d'ici...

Les portes de l'école restent ouvertes un temps précis : n'obligez pas l'enseignant à vous le rappeler ! À l'heure dite, prenez congé : “Je t'avais dis que je restais 10 minutes, et les 10 minutes sont passées. Je te fais un gros bisous et je m'en vais. Je reviendrai tout à l'heure, et nous rentrerons manger à la maison.”. Pour finir, faites un “bisou magique” sur la main de votre enfant : expliquez-lui qu'il gardera ce bisou toute la matinée sur la main, et qu'il pourra le toucher si vous lui manquez.

Et partez ! Même si votre enfant pleure, il est prêt. Vous lui avez donné les outils nécessaires pour vivre cette épreuve, ce qu'il en fera ne vous appartient plus, désormais ! Faites confiance à l'équipe éducative pour prendre le relai si nécessaire. Ne cherchez surtout pas à entre-apercevoir votre enfant à travers les vitres pour lui faire un dernier signe de l'extérieur. Vous êtes sorti, il a déjà commencé sa journée sans vous. Ayez du courage, il le sentira et cela le fortifiera !

(Oui, je tâcherai de me souvenir que j'ai écrit ces dernier mots dans quelques jours... Rien que d'écrire cet article, je suis toute émotionnée, ça promet ! :-D )

mercredi 28 août 2013

Les 15 activités favorites d'Antonin

Voici un petit tour d'horizon des activités préférées du Damoiseau (32 mois depuis 3 jours) en ce moment. En vrac :

1. Jouer aux petites voitures


C'est l'activité indétrônable depuis belle lurette... ;-)

Il s'agit d'un jeu très calme, consistant à garer les voitures plus qu'à les faire circuler. Antonin aime les faire rouler sur une étagère ou sur une table (bien plus que sur son petit garage...), à hauteur de ses yeux, afin d'observer les enjoliveurs tourner. En cas d'essieux bloqués, ou de roues qui ONT L'AIR de ne pas tourner (même si elles fonctionnent parfaitement), le véhicule est immédiatement attribué à la Damoiselle : "Tiens, Louiselle, ça marche pas" (= "Joue avec ça, je te le donne ; et laisse-moi tranquille.")

2. Tripatouiller dans un bac sensoriel


Notre bac sensoriel d'août est en service depuis le week-end dernier ! Je poste à son sujet dès que possible ! ;-)

C'est une des deux activités qu'Antonin me réclame le soir en se couchant : "Demain, on fera du BAC À SABLE !!". Jouer dans ces bacs est synonyme pour lui d'une journée parfaite.

3. Laver des choses


Ici, Antonin lave son nécessaire à modeler. J'ai tout installé, j'ai pris quelques clichés, et je suis partie m'occuper de Louiselle pendant une très grosse demi-heure. Moi aussi, j'adore cette activité ! ;-)

4. Aller au magasin de bricolage


... et rester béat devant ses merveilles : poissons rouges, outils divers et tondeuses à gazon !!!

(Ceci est la deuxième activité qu'Antonin est suceptible de me réclamer au coucher : "Demain, on ira au magasin de bricolage !!" - "Mmm, c'est-à-dire...")

5. Jouer au Coloredo


C'est sûr, voilà un jeu 100% plastique comme je ne les aime pas. Mais au-delà de l'argument principal de vente, qui met en avant que l'enfant apparie les couleurs en jouant (ce qui ne pose pas l'ombre d'un problème au Damoiseau, on s'en doute), c'est un jeu excellent pour se muscler la main... sans y penser. Et ça, c'est très très bon pour Antonin !

6. Modeler


Peindre, dessiner, coller des gommettes, sont des activités qui sortent de leur étagère quotidiennement. Je suis d'ailleurs en train de cogiter ferme (depuis déjà plusieurs mois, en réalité) sur l'installation d'un coin arts plastiques sous nos combles.

Mais depuis que j'ai renouvelé notre stock de pâte à modeler maison, cette activité est la favorite ; Antonin se sert seul, en attrapant la malette de matériel quand il le souhaite. Je le retrouve absorbé dans sa tâche en entrant dans la pièce. Et il n'oublie jamais de donner une boule de pâte à sa soeur si elle est présente ! ;-)

(Je vous communique ma recette très vite ! Je veux juste la refaire une fois ou deux avant pour être certaine des proportions à retenir !)

7. Lire


Ce n'est pas nouveau, mais Antonin continue son exploration de la culture littéraire... avec enthousiasme ! Il est capable à présent d'écouter des histoires longues (voire très longues) avec presque pas d'images (voire pas d'image du tout). Ce ne sont pas celles qui peuplent le plus sa bibliothèque, mais enfin, quand cela arrive, nous sommes toujours étonnés de sa capacité à suivre autant qu'il le peut. Il pose beaucoup de questions sur le sens des mots, et est à présent capable de restituer ce qu'il a compris par quelques phrases simples après la lecture.

Et en lien avec cet appétit, nous avons commencé, tout doucement, à lui montrer des vidéos très courtes sur Youtube concernant les objets inconnus dont on ne dispose pas à la maison : un morse, un volcan, un pianiste jouant Chopin ou Beethoven... Et je constate une fois de plus l'extraordinaire pouvoir de l'image : après avoir vu une petite vidéo, Antonon n'oublie jamais le nom de l'objet visualisé ! D'où la nécessité d'en faire un usage intelligent (et, à mon sens,  parcimonieux) !

8. Jardiner

Les arrosages multi-quotidiens prennent fin avec la fraicheur et l'humidité de cette fin du mois d'août. Tous les soirs, Antonin et son Papa ramassent les feuilles qui commencent à tomber. Une occasion en or pour étrenner le petit rateau à feuille taille enfant ! Mais le principal travail au jardin consiste en ce moment à ramasser les fruits qui tombent avant maturité pour les jeter au compost. C'est important, car si on les laisse à terre, ils attirent les frelons et les foumis en quantité ! Le Damoiseau est très fier de se charger de ce travail, et je suis ravie de constater à quel point entretenir un jardin permet de rester connecté au temps qui passe et aux cycles concrets des travaux humains.


9. Se familiariser avec les lettres


Non, alors, que les plus montessoriens d'entre vous ne me frappent pas ! :-D

Moi, je n'ai rien fait pour encourager cet engouement, et j'aurais même plutôt tendance à freiner les choses. Sauf que les lettres et tout ce qui s'y rapportent ne sont pas tabous dans notre maison, et cela fait un moment déjà qu'Antonin sait que ces drôles de "choses" (il ne sait pas encore que ce sont des signes) ont pour nom... un bruit. En réalité, Antonin a pour le moment mémorisé très peu de ces valeurs phoniques, et c'est parfait. Quant à savoir que les lettres servent à écrire pour former des mots qu'on lit, mon Damoiseau est à mille lieux de cette idée.

Mais enfin, puisqu'à son humble niveau les lettres font partie de son quotidien, j'ai décidé de doubler l'approche phonique (qui ne commencera d'ailleurs en tant que telle que dans quelques mois) par une approche tactile. Pas question de sortir pour autant les lettres rugueuses, car je veux qu'elles conservent tout leur attrait pour plus tard. J'ai donc investi dans un petit puzzle Goki, qui, bingo, est devenu le grand favori immédiatement. Et pourtant, il n'est pas facile pour Antonin, mais comme à chaque fois que quelque chose correspond à son besoin du moment, il est capable d'y passer de loooongs moments...


... et fait d'ailleurs de lui-même des rapprochements entre la forme des lettres (W et M, N et Z, etc...).


10. Rouler sur sa draisienne


Voilà cinq mois qu'Antonin a une draisienne. Je l'ai achetée in extremis le jour même de notre déménagement, je m'en souviendrai toujours ! Il était temps : nous ne pouvions plus nous promener dans les parcs grenoblois sans que le Damoiseau n'essaie d'embarquer en douce un des petits vélos délaissés temporairement près des aires de jeux ! :-D

Au début, c'était assez drôle, puisque qu'Antonin se contentait de marcher, l'encombrant bidule entre les jambes. Pas pratique-pratique, mais comme il s'est mis du même coup à aimer se promener, vous pensez bien que je n'allais pas me plaindre. Aujourd'hui, il se débrouille comme un chef, gagnant en équilibre et en vitesse chaque jour.

11. Feuilleter ses imagiers-maison


Chez nous, les imagiers sont rangés dans un petit panier dans le salon. Et ce serait dommage de les reléguer hors de la pièce de vie commune, croyez-moi. Tous les jours, Antonin les repasse en intégralité au moins une fois (Je rappelle qu'ils contiennent à présent quelques... 150 mots). Si ça, ce n'est pas du travail autonome ! ;-)

12. Confectionner des colliers

Alors, ça, en ce moment, les colliers, ça y va ! Et un pour Antonin, et un pour Maman, et un pour Papa, et un pour Louiselle, et un pour...


C'est là qu'on apprécie d'avoir un nombre assez conséquent de perles !

Bon, mais je vous mentirais si je vous disais que le Damoiseau enfile les perles seul. Il en est bien sûr capable, mais préfère largement quand c'est moi qui tiens le fil de scoubidou et l'insère dans le trou de la perle (qu'il daigne me tendre, tout de même...). Lui se contente du choix des perles - de leur forme, leur couleur, leur ordre... C'est un artiste, que voulez-vous, tout dans la conception, il fait fi des basses besognes ! Et comme chacun le sait, c'est MOI qui, dans cette maison, aie besoin d'affiner mon geste et de muscler ma main ! ;-)

13. Manipuler des dés


J'ai toute une collections de dés que j'utilise en classe pour des activités autonomes de calcul mental. Il y a les bons vieux dés à 6 faces avec leurs gros points ordonnés, mais aussi toute une collection de dés de jeux de rôle aux drôles de formes. Antonin est littéralement fasciné par ces dés depuis plus d'un an. Mais nous venons seulement de retrouver leur petite trousse dans les cartons du déménagement. Depuis, le Damoiseau ne les lâche plus. Il les range et les déballe, les fait rouler dans ses mains, les aligne. Il compte les points, observe les chiffres quand il y en a. Et lit les "5" : "Ssss", et les "3" : "eu". (... Oui, alors, que les plus montessoriens d'entre vous ne me frappent pas, mais là, il va falloir faire quelque chose !!)

:-)

14. Écouter des livres-disques


En toute honnêteté, je ne suis pas fan des livres-disques. Il me semble que pour écouter de la musique, on a besoin d'être libéré de l'aspect visuel (et même, peut-être, de fermer les yeux...). Quant aux disques qui se contentent de raconter une histoire alors que je suis capable de le faire et que j'adore ça, franchement, non merci (et pourquoi ne pas remplacer tous les éducateurs par des ordinateurs, pendant qu'on y est ?).

Antonin ADORE les livres disques. Je suis surprise de sa patience - il attend bien qu'un morceau soit terminé pour tourner la page. Je commence à comprendre l'intérêt de ce support : présenter une histoire en mêlant récit, images et bruitages. Et c'est finalement une excellente façon d'écouter de la musique... même si cela n'exclut pas la méthode plus traditonnelle... Voilà en tous cas une activité qui se trouve nouvellement intégrée à notre rituel du coucher !

15. Se balancer avec les copains


Avec les "grands" copains (qui se reconnaitront...), c'est particulièrement rigolo, car on va haut, haut, haut ! Avec Louiselle en face et Maman qui pousse en faisant bien attention, c'est largement moins fun... ;-)

Et chez vous, quelles sont les activités préférées de vos deux-zans ?

mardi 27 août 2013

Apprendre à découper #1

(Antonin a 32 mois)

Voilà un petit moment qu'Antonin manifeste de l'intérêt pour les ciseaux : la manière dont ils s'ouvrent et se ferment, le miracle incompréhensible par lequel ils coupent le papier... et le soin jaloux des adultes à les maintenir hors de sa portée ! Cela fait déjà plusieurs mois que je me dis qu'il est temps de lui apprendre à s'en servir...

Le choix de l'outil :

... Mais nous avons très vite rencontré un problème inextricable : les doigts du Damoiseau n'étaient pas assez musclés pour pouvoir ouvrir des ciseaux enfant classiques. J'ai donc commencé par proposer à Antonin une batterie de petits jeux visant à muscler les doigts... Il les a  tous refusé. C'est logique : les exercices pour muscler les doigts ne sont pas rigolos quand on n'a pas les doigts musclés. Et pour se muscler les doigts, et bien, il faut pratiquer des petits jeux spécifiques qui ne sont rigolos que quand on a les doigts musclés. Bon.

J'ai proposé plusieurs types de ciseaux à Antonin : des comme ceci et des comme cela. Les premiers étaient trop "durs", les seconds ne s'adressaient qu'à des enfants sachant déjà découper (et ressemblaient plus à des jouets qu'à du matériel de bureau, mais passons). Malgré mon envie de proposer à Antonin de VRAIS outils dès le début, j'ai commencé à loucher du côté des ciseaux présentant une aide au niveau de la pression à exercer, et je suis tombée sur ce bijou :

Source de l'image

Bon, il n'en ont peut-être pas le look, mais ce sont de VRAIS ciseaux. Qui coupent. Qui font Schlak Schlak à chaque fois qu'on les referme (j'adore ce bruit !). Les oeillets sont parfaits pour apprendre à positionner ses doigts et à actionner les ferrements sans bobo. Qualité irréprochable, c'est du matos de pro. Et franchement, on en oublie complètement cette petite membrane qui relie les deux poignées et assiste l'enfant dans la pression à exercer. Non ? :-D

J'ai proposé l'objet à Antonin. Il a tout de suite su l'actionner. Et, cerise sur le gâteau, les doits étaient bien placés.

La mise en corps :

Ce tâtonnement a eu au moins l'avantage de me faire prendre conscience que la difficulté principale résidait bel et bien dans le geste d'ouvrir les lames et de les fermer. Avant de commencer la séquence pour de bon, je suis donc partie en quête d'une petite comptine pour apprendre à découper. Je n'en ai pas trouvé (si vous avez ça dans vos trésors, je suis preneuse !). J'en ai donc bidouillée une et la voici :

Ouvre et ferme, ouvre et ferme
(Sur "ouvre", les mains sont écartées, paumes ouvertes, de chaque côté de la tête
Sur "ferme", on joint les paumes devant son visage)
Comme un petit bec, bec, bec !
(Les deux mains, paumes contre paumes, imitent un bec qui s'ouvre et se ferme)

Ouvre et ferme, ouvre et ferme
(Sur "ouvre", les mains sont écartée, paumes ouvertes, de chaque côté de la tête
Sur "ferme", on joint les paumes devant son visage)
Comme un crocodile !
 (Les deux mains, paumes contre paumes, mais les doigts légèrement crochus, imitent une machoire qui s'ouvre et se ferme ;
et on prend une GROSSE voix !)

Nous avons chanté cette comptine en boucle pendant une semaine ! Antonin a vraiment accroché ! Et un jour, j'ai ressorti la paire de ciseaux, et j'ai mimé la comptine avec les lames qui s'ouvraient et se fermaient en suivant les paroles. Idéal pour capter l'attention d'un bambin sur le mouvement à obtenir.

Le temps était venu d'un premier plateau, simplissime :



Il s'agit pour l'enfant d'explorer le geste, de le répéter. L'adulte vérifie que les doigts sont bien positionnés, et que le mouvement est assez vigoureux pour trancher quelque chose. C'est normalement le temps de quelques minutes, mais elles sont importantes, ne zappez pas cette étape !

C'est parti ! ;-)

Cette fois, on peut y aller : couper de souples boudins de pâte à modeler en morceaux est un début motivant, qui permet d'expérimenter le mécanisme sans se heurter à la difficulté de la résistance de la matière.


En amont, préparez un large plateau, que vous placerez sur une table basse. Posez dessus la paire de ciseaux (à droite si votre enfant est droitier, à gauche s'il est gaucher) et quelques boudins de pâte à modeler en regard (que vous pouvez mettre sur un plateau plus petit, mais ça n'a rien d'obligatoire).


Invitez l'enfant à s'asseoir à votre gauche s'il est droitier (et à votre droite s'il est gaucher) : prenez les ciseaux de votre main dominante en positionnant lentement vos doigts ; marquez un temps d'arrêt. Prenez ensuite un serpent de pâte de l'autre main, et coupez-le en petits tronçons. Puis invitez l'enfant à faire de même.


Cette séance se repète sur plusieurs jours (disons, une semaine), et très vite, l'enfant peut participer à la confection des serpents : laissez-le couper (avec ses ciseaux !) une boule en petits morceaux qu'il roulera ensuite sous sa paume.


À suivre !

lundi 26 août 2013

Un panier pour s'habiller

(Louiselle a 15 mois)

Louiselle est très attirée par le fait de s'habiller depuis qu'elle est en âge de maitriser ses gestes. Voilà plusieurs mois que j'ai compris comment l'occuper longuement : je retire un des tiroirs de sa commode et je le pose devant elle par terre. La Damoiselle s'absorbe alors complètement, prenant les vêtements un à un et s'appliquant à les enfiler. Parfois elle y parvient, et cela donne lieu à des superposition un peu baroques ! ;-)

S'habiller, c'est un peu pour Louiselle comme jouer aux petites voitures pour Antonin : L'Activité avec un grand A. Celle qui va me permettre d'aller me doucher en toute intimité et en prenant tout mon temps, vous savez ?

Pour les jours où on a la flemme d'aller chercher un tiroir de commode, ça marche aussi avec le panier de linge propre qui attend d'être plié et rangé dans les armoires. Hier, j'ai retrouvé Louiselle irradiant de fierté parce qu'elle avait réussi à enfiler... un caleçon de son Papa. Oui. La tête passée dans une jambière, et un bras dans l'autre. C'est là que j'ai réalisé qu'il était temps de "montessoriser" un peu cette proposition, et que cet article-là m'est revenu en mémoire.


J'ai donc regroupé dans un petit panier d'osier quelques vêtements parmi ceux qui attirent le plus la Damoiselle : une paire de chaussures (bien trop grandes), un T-shirt (à moi, bien ample), et plusieurs chapeaux. Le fait de sélectionner des vêtements trop larges facilite l'enfilage. Je ferai varier ces pièces régulièrement pour entretenir l'intérêt.

C'est un vrai succès. Et pour ceux qui se demanderaient : non, ce panier-là n'est pas prêt d'être soumis à notre rotation... Il plait trop ! :-)

Tarte feuilletée à l'échalote et au thym


Je sais bien : la dernière fois que j'ai posté une recette, j'avais laissé entendre qu'il y en aurait plein d'autres très vite. C'est qu'Antonin était dans une période de curiosité gustative rare, et avait daigné apprécié deux plats différents à base d'aubergines, et plusieurs autres à base de tomates (tarte, clafoutis...). J'y ai cru... mais comme je propose toujours au moins trois fois une recette avant de la présenter sur ce blog, j'ai dû déchanter. À la réflexion, le Damoiseau n'aime pas les aubergines (ni les champignons, ni les poivrons, ni les concombres). Ni vraiment les tomates, mais je ne désespère pas encore à ce sujet (et d'ailleurs : pensez-vous qu'il soit utile de publier notre recette d'omelette à la tomate, qui plait à tout le monde ici à tous coups, ou bien est-ce vraiment trop... basique ??).

Bien sûr, depuis le 16 juillet dernier, j'ai beaucoup cuisiné : des soupes vertes  et des sauces rouges (Louiselle les aime, mais pas Antonin), des wraps aux crudités et des tartes aux fruits rouges (Antonin apprécie, mais pas Louiselle), et bien d'autres choses encore qui n'ont jamais fait l'unanimité. Si bien qu'aujourd'hui, je me rabats bêtement sur... une recette de tarte. Ben oui.

Il est vrai que sur la malheureuse poignée de recettes que j'ai partagée ici, il y a déjà une recette de tarte. Enfin, de quiche. Mais il s'agit d'une recette "toute saison", alors que celle-ci est un petit plat d'été. Cela la justifie, non ? De plus, elle se confectionne en un tour de main, sent la garrigue, et plaira certainement à votre enfant s'il aime le fromage de chèvre.


Tarte feuilletée thym - échalotes

Ingrédients :

- Un rouleau de pâte feuilletée du commerce.
- 4 échalotes dodues.
- 1 petite carotte.
- 1/4 de poivron.
- 1/2 courgette.
- 1 grosse cuillère à soupe de thym séché.
- 100g de bûche de chèvre.
- Un peu d'huile d'olive.

Préparation :

Émincez très finement les légumes (on peut râper carotte et courgette avec une râpe à gros trous). Faites-les revenir à la poêle 5 minutes à feu assez vif, avec l'huile d'olive. Remuez avec une cuillère en bois en surveillant la coloration. Quand les échalotes sont légèrement fondues, ajoutez le thym séché. Mélangez et laissez cuire encore quelques instants, et éteignez le feu lorsque la cuisine sent bon.

Étaler la pâte à plat sur une plaque de cuisson. Inutile de la mettre dans un moule. 

Versez le hachis de légumes sur la pâte et répartissez-le. Coupez des tranches de bûche de chèvre dont vous garnissez la tarte - qui doit en être recouverte.

Enfournez pour 30 minutes à 180°C. Dégustez chaud ou tiède.

Bon appétit ! ;-)

vendredi 23 août 2013

Avion vole !


Il suffisait d'y penser... Simplissime, économique, l'activité idéale pour clore la semaine ! Gare aux effluves de madeleines de Proust ! ;-)


Dimanche prochain, nous accueillons des amis avec leurs deux enfants un peu plus grands que les nôtres autour d'un petit pique-nique. Je pense que je vais emporter tout le nécessaire pour bâtir ces petits avions de papier. Parce que c'est une activité qui permet de réunir les grands et les petits autour d'un même projet... Parce que c'est une occasion pour initier par le geste et l'expérience à des notions physiques de base telles que la gravité et la chute libre, la pression, la vitesse et l'accélération, la distance, le poids...

C'est vrai quoi. Qui a dit qu'on était là pour rigoler ? ;-)

jeudi 22 août 2013

Cartes de nomenclature : les animaux de la ferme... en famille !


Voici aujourd'hui des cartes de nomenclature à télécharger que vous étiez nombreux à me réclamer à cor et à cri ! ;-)

Mais comme Antonin connaissait les noms des animaux de la ferme à travers ses lectures de divers imagiers, je ne voyais pas la nécessité d'en fabriquer jusqu'alors.

Je me suis décidée, car je suis de plus en plus à l'affût d'activités pouvant présenter des degrés internes de difficultés, de façon à les proposer à mes deux enfants, à des niveaux différents. 

C'est ainsi que les animaux de la ferme formeront un premier ensemble de cartes parfaites pour Louiselle (qui s'y intéresse fort) dans quelques semaines. A condition de limiter l'imagier aux animaux représentatifs de leur espèce : vache, poule, chèvre, etc.

Pour Antonin, c'est le support privilégié pour aborder le thème des familles animales et du vocabulaire complexe qui s'y applique : jars/oie/oison, cheval/jument/poulain, etc.

J'ai commencé par présenter une poignée de cartes seulement à Antonin, représentant des animaux mâles que je pensais qu'il connaissait. Il nous a quand même fallu quelques jours pour asseoir le vocabulaire.


Ensuite, j'ai présenté les trois cartes d'une seule famille (en commençant par celles dont les noms des animaux présentent une certaine logique à l'oreille : chien/chienne/chiot, chat/chatte/chaton...), et j'introduis une nouvelle famille dès que la précédente est acquise. Au fur et à mesure qu'elles sont abordées, les cartes sont reliées, ce qui permet au Damoiseau de les "réviser" tout seul (ce qu'il ne manque pas de faire quotidiennement en feuilletant les imagiers et en les "lisant" ! ;-)

Reste à enrichir notre collection de figurines Schleich de quelques papas, mamans et bébés et s'amuser à faire des mises en paire !

Ces 39 cartes (!) sont téléchargeables en version modifiable ICI et en Pdf ICI.

Une table de travail


Hier, j'ai scié les pieds d'une table de cuisine qui ne trouvait plus sa place dans notre nouvelle maison afin d'en faire une table de travail dans notre "bureau-atelier sous les combles".

J'ai choisi de couper les pieds à 45 cm de hauteur, de façon à obtenir un compromis qui permette à Antonin de travailler aussi bien assis que debout, selon son envie du moment.

Je suis vraiment contente de cette table qui, contrairement aux petites tables d'enfant Ikéa, offre une vraie grande surface de travail ! Et cerise sur le gâteau, elle est flanquée de deux rallonges, ce qui permet à deux enfants de travailler ensemble en s'étalant comme il se doit ! ;-)

Version étroite ou plus large... Debout ou assis !

Si nous étions dans une classe, je penserais cette table comme une "table de présentation" : une table réservée aux présentations de matériel, distincte de celles sur lesquelles les enfants s'installent librement. Un espace pensé pour les interactions entre l'enfant, le matériel et l'adulte... d'où la présence de deux petites chaises : la deuxième est pour moi !

Mais puisque nous sommes à la maison (et même pas dans un cadre d'IEF), cette table va devoir cumuler les deux fonctions. J'ai osé, un court instant, rêver la réserver aux présentations au moins au début, mais le Damoiseau se l'est immédiatement appropriée ! :-)


Autre atout de cette table : elle est propre. Très, très propre. ;-)


Si vous voulez initier votre bébé de 15 mois à la Vie Pratique, je vous recommande cette activité, qui a absorbé Louiselle pendant une demi-heure ! Verser un trait de produit vaisselle sur une petite table, répandez l'équivalent d'un demi verre d'eau, et brossez. Lentement. Votre bébé ne tardera pas à venir voir de près ce que vous faites et à réclamer votre brosse !

Et ne vous étonnez pas si finalement, c'est votre terrasse toute entière qui étincelle ! :-)

mercredi 21 août 2013

Ma première commande de matériel !

J'ai reçu ce matin ma première commande de matériel montessorien et j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à attendre que les enfants soient couchés pour la sieste pour déballer le paquet ! ;-)

Hélas, son contenu m'a laissé une impression pour le moins mitigée, et bien évidemment, je vais la partager avec vous.

Après bien des hésitations, j'avais choisi de passer commande sur un site nommé "S'amuser autrement". Deux raisons à ce choix : des prix clairement attractifs et une vendeuse qui prend le temps de répondre à mes questions portant sur la progression pédagogique par retour de mail, et de façon, je dois dire, intelligente et sensée.

Voici le contenu de ma commande et les appréciations des objets reçus :


Source de l'image

Contrairement à la photographie sur le site, la boite est trop large et trop longue et les plaquettes bringueballent complètement... Je vais faire quelques essais de manipulation avant de décider si je garde ou non cette boite, mais franchement, j'ai l'impression que cela ne va pas aider le Damoiseau à les ranger correctement...

Au niveau de la qualité, c'est franchement moyen-bof, une des bordures en plastique blanc se décolle de la planchette de bois... Même si ce n'est pas très grave et très facile à réparer, c'est assez désagréable de le constater alors que l'objet est tout neuf... :-(


Source de l'image

Moi, bêtement, je m'attendais à une qualité équivalente à celle que vous voyez sur l'image ci-dessus. Ah, ah. Les trois plateaux sont arrivés cassés, fendus de toutes part ; ils sont si fins que malgré l'emballage soigné, ils n'ont pas survécu à la livraison. Je vous laisse imaginer la durée de vie entre de petites mains. Franchement, je suis bien certaine que les plateaux à décorer (que l'on trouve en magasins de loisirs créatifs pour moins de 8 euros le lot) sont plus résistants. Quelle arnaque. Retour à l'envoyeur. :-(



C'est LA bonne surprise de cette commande. Je ne vois vraiment pas ce que je pourrais avoir à redire sur ce cadre. La qualité est excellente, le tissu est de couleur neutre (les imprimés sont à éviter, car ils attirent l'attention de l'enfant sur autre chose que le système d'attache), la matière est bien rigide ce qui permet une manipulation aisée, les rivets sont solides, la taille du cadre adaptée... C'est aussi bien que du fait main par une personne expérimentée (ce que je ne suis pas) et franchement, niveau prix, je me demande si cela ne reviendrait pas au même que de le fabriquer soi-même... :-D

1/3 pour "S'amuser autrement", donc.

Ça n'est pas terrible, et je pense qu'à l'avenir je me garderai bien de leur commander autre chose que des cadres d'habillage !

Que faire avec des figues ?

(Antonin a 31 mois, Louiselle a 15 mois)

Hi here ! ;-)

Non, il ne s'agit pas de recettes de cuisine aujourd'hui, contrairement à ce que le titre de cet article pourrait laisser accroire. Mais il y a quelques semaines, un violent orage a brisé une grosse branche d'un de nos figuiers, et nous nous sommes retrouvés avec une cargaison de "bébés figues" (comprenez : de figues vertes) dont il aurait été dommage de ne rien faire... Non ?


Alors, que fait-on quand on dipose d'une grande quantité de fruits immangeables ? Ben, des activités montessoriennes, pardi ! ;-)
Car les fruits, même verts, ont une texture, un parfum (et un goût...) tellement intéressants sensoriellement qu'il serait bête de ne pas les manipuler un peu avant de les jeter au compost !! ;-)

En fait, nous n'avons rien fait de vraiment nouveau, mais cela me donne l'occasion d'aborder un élément important : la plupart des activités présentées dans ce blog sont en fait proposées un très grand nombre de fois à mes enfants. Bon, je ne vous rabat pas les oreilles avec nos activités quand il n'y a rien de nouveau, mais cela peut donner l'impression que nous ne faisons pas grand chose durant de longues périodes... En fait, nous ne faisons pas grand chose... de nouveau, mais c'est tant mieux puisqu'Antonin aime beaucoup retrouver les même activités et apprend beaucoup à travers la répétition. À titre d'exemple, voici ce que nous avons fait avec nos petites figues. Ce sont des activités dont je vous ai déjà parlé ailleurs, mais je n'ai pas pu résister au plaisir de vous les rappeler, tant il est vrai que ce sont des classiques de la maisonnée :

1. Une boite à compter.

Vous souvenez-vous du premier plateau d'Antonin ? Il s'agissait d'une activité de mise en correspondance terme à terme, et c'est un petit travail qu'il choisit quotidiennement sur ses étagères en ce moment. Pour changer, je lui ai proposé une variante, à partir d'un grand nombre de figues et d'une boite de 10 oeufs vide :


Antonin remplit les alvéoles en dénombrant les figues jusqu'à dix ; lorsque la boite est pleine, il pose les 10 figues dans le couvercle ouvert, puis remplit à nouveau la boite. C'est lui qui a choisit de faire comme cela, et il s'agit finalement de rien de moins que d'une première approche de la multiplication... qui ne dit pas son nom ! ;-)

2. Une leçon de vocabulaire.

Voilà bien longtemps que je propose des activités de vocabulaire à Antonin (je vous en avais parlé ICI ou ), et je continue dès que l'occasion s'en présente ! Ce type de petit jeu se prépare en quelques minutes avec les moyens du bord : je mets de côté trois objets (ici, trois fruits du jardin dans une coupelle, que je réserve), puis invite le Damoiseau à chercher ces trois fruits dans le jardin. Il les pose devant lui sur la table, puis je lui présente la coupelle, et il apparie les fruits semblables. Enfin, nous vérifions les acquis par une petite leçon de vocabulaire à trois temps.


Je lui présente ensuite les cartes de nomenclature correspondantes aux fruits, et il les apparie à leur tour. 


C'est évidemment un exercice très facile pour Antonin aujourd'hui ; la mise en paire ne lui pose aucun problème, et la mémoration des noms des fruits non plus. Mais voyez comme une activité montessorienne est toujours extrémement riche : c'est dans la disposition en colonne que mon Damoiseau a fait des progrès fulgurants ces derniers temps ! Pas étonnant puisque je le soupçonne de distinguer assez bien sa droite et sa gauche... ;-)

3. Une séance de vie pratique.

Je ne crois pas en avoir déjà parlé, mais voici une petite activité de vie pratique très rapide à mettre en place et que l'on peut répéter quotidiennement si l'enfant est en demande (Antonin l'est !) : il s'agit de laver des choses, qu'elles soient d'ailleurs comestibles ou non.


Disposez sur un grand plateau : une cuvette vide, un ramequin contenant du produit à vaisselle (qui mousse !), une brosse (à légumes ou de ménage, selon les objets nettoyés), une petite serviette pour s'essuyer les mains au besoin (Antonin s'en sert rarement). On peut ajouter une éponge ; pour ma part, je n'ai pas retenu cette option, car d'une part la bassine est suffisamment large pour qu'il n'y ait pas d'eau à côté, d'autre part mon Damoiseau raffolant des transvasements à l'éponge, je ne voudrais pas qu'il confonde les deux activités.

Reste à disposer les fruits dans un récipient (à gauche du plateau si l'enfant est droitier) et un broc d'eau pour remplir la cuvette (à sa droite - inverser les deux éléments si l'enfant est gaucher).


Et c'est parti. :-)


Voilà des figues bien propres pour les mouches de notre compost ! :-D

 
4. Un peu d'art plastique.

Peindre avec des figues... pourquoi pas ? Et d'ailleurs, tous les fruits se prêtent très bien au jeu !


Remarquez que la peinture avec deux couleurs est également un classique récurrent du moment à la maison... ;-)

5. Une expérience sensorielle.

Et que fait la Damoiselle penant tout ce temps ? 

Elle a droit aux fruits les plus mûrs sur un plateau pour une petite séance d'écrabouillage...


;-)