vendredi 29 novembre 2013

Travaux dans mon jardin : 2014 !

Toutes les photos de cet article ont été prises chez les autres... :-(

Alors, c'est sûr, j'ai plein d'idées pour notre jardin. Pour vous donner un bref aperçu des images qui flottent dans ma tête, cela donne : des jardinières sauvages, une petite serre archi-poétique, des bancs de bois semés un peu partout là où on ne les attend pas, un grand jardin potager en carrés, un jardin des simples, une cabane pour les enfants, une autre cabane pour les enfants, un bac à sable, une zone de gravier, un bac à mauvaises herbes, un enclos à orties (pour faire notre sauce préférée du printemps), un truc baroque à escalader (juché sur une colline artificielle ?), un coin "eau" et "plus de sensoriel si affinité", un "jardin des sons" (mais les voisins risquent de râler...), et, et, et...

Hum. Vous l'aurez compris, je crois qu'il est temps pour moi de redescendre sur terre... :-D

J'ai donc décidé de cibler mes objectifs et de profiter de l'hiver pour planifier les travaux de l'année à venir. Voici le principe que je vais essayer de privilégier pour cette première année : favoriser l'installation d'un maximum d'espèces animales. Et en premier lieu, leur offrir un couvert important. Puis, continuer de varier les végétaux (notre jardin offre déjà une variété intéressante) afin de leur offrir des graines et des baies à différents moments de l'année.

Voici donc mon petit planning pour l'année à venir. J'ai essayé de ne pas mettre la barre trop haut, mais, aïe !! Voilà bien du travail en perspective !! Heureusement que les enfants adorent être au jardin et qu'ils n'ont pas besoin de moi pour y trouver des occupations...


Décembre :
Améliorer le poste de nourrissage.
Se mettre en recherche d'une vasque en pierre.
Installer un nichoir à Troglodytes.


Janvier :
Installer un nichoir à Mésanges.
Installer un hôtel à insectes.
Installer un nichoir à chauve-souris.


Février :
Installer un treillage sur la façade sud.
Installer un treillage contre le petit mur moche (je me comprends...).
Installer un treillage contre la cabane.


Mars : 
Planter un chèvrefeuille dans un pot et le placer au pied du treillage, contre la façade sud.
Planter une vigne vierge au pied du treillage contre le mur moche.
Planter une vigne ornementale contre le mur de la cabane.
Démarrer le potager !! 
... Lequel potager mériterait plusieurs articles rien que pour lui, mais faisons comme si nous ne doutions de rien...


Avril :
Semer des tournesols.
Semer des graminées.


Mai :
Installer un nichoir à Gobemouche gris.
Installer un bac à sable de qualité pour les enfants.


Juin :
Créer un mini-bassin.


Juillet :
Arracher le bambou du jardin (invasif!!) et le transplanter dans un grand bac.
Planter un noisetier dans le trou créé dans la haie.


Octobre :
Récupérer les sureaux (invasifs...) du jardin et les transplanter dans un pot, pour orner la terrasse et régaler les oiseaux.

Bon, ma liste de travaux commence en décembre... et le mois de décembre, commence, lui, après-demain !! Au boulot ! ;-)

Si cela vous tente, j'essaierai de vous faire un point tous les mois... en essayant de vous décrire l'effet de ces aménagements sur mes enfants, et la part qu'ils y prennent ! :-)

jeudi 28 novembre 2013

Yoga #1


 
Je vous en parlais ICI. Le yoga fait désormais partie de notre vie, et les enfants sont très demandeurs... même Louiselle... surtout Louiselle !! Vingt fois par jour la Damoiselle de 18 mois brandit Le yoga des petits (Rebecca Whitford et Martina Selway, Gallimard Jeunesse) en réclamant "Ga !! Ga !!". Elle met tout son coeur à l'imitation des postures et, s'il faut avoir un peu d'imagination pour pouvoir les reconnaitre, je me dis qu'il n'est vraiment jamais trop tôt pour découvrir les bienfaits de cet art ancestral... D'autant que tout au long du jour, elle prend spontannément des positions assez exemplaires, en particulier celle du chien ou celle du cobra.

Mais bon, à force de pratiquer le mini-enchaînement de notre petit album, je commence à me lasser. Il est vrai que les enfants, eux, ne montrent aucun signe d'ennui et semblent adorer la répétition.

J'ai quand même décidé, en me basant sur le même principe, de nous fabriquer un "livre" de postures bien à nous, qui fasse d'une pierre deux coups : développer chez mes enfants une culture plus complète des postures existantes (souvenez-vous que c'est le moment : oui, cette fameuse période sensible du langage durant laquelle l'enfant absorbe le nom de tout ce qui passe dans son environnement proche) et me permettre de varier (et, il faut bien le dire, de complexifier un peu !).

J'ai récupéré un beau porte-vue qui prenait la poussière depuis mon congé parental et j'ai élaboré 6 fiches à partir de postures dénichées dans cet article. En me basant sur le principe du petit livre de Rebecca Whitford, j'ai illustré le nom de la posture par une image. Sitôt présenté aux enfants, sitôt adopté ! Et depuis nous pratiquons tellement que j'ai les muscles qui chauffent... ;-)

Si cela vous intéresse, ces 6 premières fiches sont téléchargeables ICI... Je vous préviens, il y en aura d'autres !! ;-)

mardi 26 novembre 2013

De l'enseignement du zéro


J'ai reçu plusieurs questions, par mails ou via des commentaires, sur mon introduction précoce du zéro dans les apprentissages numériques, et je vous avais promis d'y revenir. C'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui, bien que le sujet ne soit pas facile... surtout pour quelqu'un qui est en congé parental et dont les livres didactiques ne sont pas encore sortis des cartons ! ;-)

Les propos qui suivent se sont, bien sûr, nourri des écrits des didacticiens, mais à vrai dire, les lectures que j'ai pu faire il y a plusieurs années, du temps où je me formais, ont tant et si bien été assimilées, que je ne sais plus très bien ce qui appartient à qui... Disons plutôt que la méthodologie décrite ici revèle d'une espèce d'instinct et que c'est principalement la pratique qui me l'a inspirée. Cette manière de faire n'est pas montessorienne, mais pour ma part, je n'ai aucun scrupule à y greffer le matériel montessorien, et je n'y vois aucune contradiction.

Mais qu'il s'agisse de Bachelard, Chevallard, Brousseau, Baruk... ou de Montessori, tous s'accordent à le dire : l'apprentissage du zéro, s'il est primordial, n'est pas premier. Personne n'aurait l'idée de compter ce qui n'existe pas, n'est-ce pas ? Ce n'est pas parce que le 0 s'écrit le plus à gauche sur une frise des nombres positifs qu'il faut l'aborder avant les autres nombres. D'un point de vue logique, cela n'aurait aucun sens.

Mais continuons à parler de sens, justement. Les enfants de deux ans (ou moins, Louiselle s'y met déjà) sont très forts pour apprendre à réciter la comptine numérique comme de petits perroquets. Est-ce pour cela qu'ils sont entrés en mathématiques ? Non, bien sûr que non. La deuxième étape consiste à faire correspondre une écriture chiffrée à un nombre d'éléments. On commence à remplir de sens le concept numérique. Cette étape, qui porte sur de très petites quantités, est longue, et, à dire vrai, on peut encore se passer du zéro ici. Il est vrai que chez Antonin, la compréhension du "zéro" qui renvoie à une absence d'élément s'est faite très tôt, spontannément. J'ai l'habitude de choyer particulièrement les apprentissages autonomes, qui ont pour moi bien plus de valeur que ceux obtenus grâce à des progressions très pensées (... même montessoriennes... hé oui). J'ai donc intégré le zéro, très naturellement, dans nos manipulations. Un jour, viendra le déclic qui ouvrira les portes de l'étape suivante.

Et l'étape qui suit ne pourra pas se passer du zéro. Il s'agit alors de remplir de sens le concept de nombre de manière optimale. On la débute entre 3 et 4 ans ; l'enfant doit parler couramment et continuer, pendant ce temps, les manipulations d'éléments concrets à compter.

Voici comment les choses se passent dans ma classe. Lors d'un temps de regroupement, en fin de Petite section, ou en Moyenne section, je sors une affiche, qui représente, disons, trois oiseaux. Deux sont posés sur un fil et le dernier vient juste de s'envoler.

"Combien y a-t-il d'oiseaux sur ce dessin ?
- Trois ! répondent les enfants en choeur.
- Comptons-les... Un, deux, trois, c'est cela ! Montrez-moi "3" avec vos doigts ? Oui, trois, comme trois oiseaux... Oh, mais regardez ! Combien d'oiseaux s'envolent ?
- Un !
- Un oiseau s'envole ? Comptons... Oui, un. Montrez-moi un doigt ? C'est cela. Un oiseau est en train de s'envoler dans cette histoire. Écoutez bien ma question : après, il y aura plus d'oiseaux ou moins d'oiseaux ?
- Moins...
- Moins ? Si on veut savoir combien d'oiseaux restent sur le fil, est-ce qu'il faut en ajouter ou en enlever ?
- Moins... On en enlève...
- Montrez-moi 3 avec vos doigts. On va enlever un oiseau, alors, qu'est-ce qu'on fait avec les doigts ? On les déplie ou on les replie ?
- On les replie ??
- On replie un doigt... Combien en reste-t-il ?
- Deux !!"

Des centaines d'"histoires" de ce type seront abordées tout au long du cycle de maternelle. Des histoires d'oiseaux qui s'envolent ou qui se posent, des histoires de gâteaux mangés ou offerts, des histoires de pommes croqués et de pommes intactes, des histoires de poussins éclos ou dans leur oeuf. Il faut comprendre l'histoire pour savoir s'y faut replier des doigts ou en déplier. Il faut accéder au sens. Il ne s'agit pas de faire la même "opération" à chaque fois bêtement. Les maths, ce n'est pas cela.

Et vous voyez bien ce qui va se profiler : un jour, tous les oiseaux vont s'envoler de leur fil. Et la maitresse - cette perverse - va demander combien il en reste. Rassurez-vous : il y a toujours un petit malin pour s'exclamer : "Zéro !!!" Il en reste zéro, parce qu'il n'y en a plus !!"

Parallèlement à ces mini-problèmes numériques, se développe chez l'enfant la notion de la cardinalité : l'ordre. Oh, mais si deux, c'est trois moins un (ou un plus un), cela veut dire que deux vient avant trois (et après un). Nous sommes en milieu de la Moyenne section. C'est le bon moment pour introduire la frise numérique qui se révèle être un excellent support pour vérifier les petits calculs. Tout comme les barres numériques montessoriennes, d'ailleurs... Mais ceci est une autre histoire... ;-)

Dans tous les cas, cette frise numérique doit être pensée de façon à présenter, en vis-à-vis de chaque écriture chiffrée, le nombre d'éléments correspondants... Et cela s'applique aussi au zéro, ce qui peut donner :

Cela...

... cela ...

... ou cela !

Je termine sur un coup de coeur : la frise du nuancier de Marie, qui permet à l'enfant de placer lui-même le nombre d'éléments correspondant à l'écriture chiffrée dans une petite pochette plastique !

J'adore...

À bientôt pour des sujets moins techniques ! ;-)

dimanche 24 novembre 2013

Notre semaine (47/13)

Notre semaine a été marquée par ...


... la neige. Oui. Vous me direz, aux pieds des Alpes, c'était plutôt prévisible. D'ailleurs, Météo France l'avait prévu plusieurs jours à l'avance. Cela n'a pas empêché le pays d'être littéralement paralysé : autoroutes fermées, trafic SNCF suspendu pendant deux jours et demi... Le Papa des enfants n'a pu se rendre à son travail pendant plusieurs jours d'affilée, ce qui a donné à notre semaine des allures de vacances...


Semaine cocooning, donc, durant laquelle j'ai essayé de mettre les arts plastiques à l'honneur, bien qu'il nous faille souvent faire le deuil de l'éclairage naturel... La nuit tombe si tôt !!

Découvrir l'argile :

Louiselle est restée en retrait de cette activité malgré mes encouragements. Visiblement, la matière froide et glissante la rebutait un peu. Elle s'est contentée de tourner autour en répétant inlassablement : "A'gile ! A'gile !".

Antonin, lui, s'en est donné à coeur joie.


Peindre avec plusieurs pinceaux :


J'ai proposé à Antonin d'utiliser un pinceau différent pour chaque couleur de peinture à sa disposition, et, à ma grande suprise, il a tout de suite respecté ce système. Cela va me permettre de conserver la peinture, bien propre, d'une séance à l'autre, en dotant les pots d'un couvercle.


Préparer quelques décorations pour le sapin :


La langue anglaise, qui a le don d'aller droit au but avec économie, a deux mots pour désigner les travaux créatifs que l'on peut proposer aux enfants : "art" et "craft". Je suis résolument beaucoup plus "art" que "craft" !! ;-)

Mais parfois, un remord me prend. C'est vrai quoi : ces petits bricolages techniques que l'on propose aux enfants ont plein de qualités aussi. Tout d'abord, ils leur permettent d'explorer souvent tout un tas de médiums qu'ils n'aborderaient pas sans cette contrainte. Ensuite, et c'est sans doute le plus important, il permettent  aux enfant d'aller jusqu'au bout d'un projet, et de vivre les différentes étapes pour parvenir à un objet fini.

J'ai donc proposé à ma petite famille de fabriquer de petites décorations pour notre futur sapin. Chacun a reçu un petit sapin découpé dans du carton, qu'il a dû colorier sans laisser de blanc. Concernant les enfants, il a fallu que je repasse derrière, évidemment, et rien que cela m'a fait regretter de leur avoir proposé ce travail. Ensuite, nous avons peint les surfaces en noir avec une peinture acrylique mélangée à une goutte de produit à vaisselle... (Non, ne me demandez pas à quoi sert le produit à vaisselle, je n'en ai aucune idée, moi, et me contente de suivre une recette !) Une fois la peinture sèche, nous avons tracé les motifs de notre choix à l'aide d'une clef, dévoilant ainsi la couleur du dessous. Les enfants se sont lassés assez vite. Un petit trou à la perforeuse, un fil de laiton...

Et nos petits sapins attendent notre arbre de Noël qui arrive samedi prochain ! ;-)

(J'espère que vous avez savouré ce petit "craft", car je ne sais pas s'il en aura un autre de sitôt... Vive la créativité (libre) !!)

Nourir les oiseaux :


Mon homme a bricolé un petit "restaurant", comme l'appelle Antonin. En plus des graines, de la graisse et de l'eau, nous donnons tous nos restes et miettes aux petits passereaux, et ils ont l'air d'apprécier notre régime végétarien !! 

(Les mésanges aiment le seitan, le saviez-vous ?)

Jouer à la dînette :

Heureusement, au milieu de ces frimas, Antonin et Louiselle nous concoctent de bons petits plats de saison.


Ce qui est l'occasion de transvasements spontannés en tous genres :


D'où la nécessité de laisser des outils variés à la disposition de l'enfant dans cet espace de jeu.


Façonner un bonhomme de neige...


... comme il se doit ! ;-)

Écouter le cri des animaux :


Voici un jeu que nous avait envoyé notre amie Clo au printemps dernier : un loto sonore !! Nous avons découvert cette semaine la première planche, et ce n'est pas toujours facile, pour Antonin, d'identifier l'animal qui produit le cri. Qu'il est bon d'avoir tous ces enregistrements ! Cela ne vous suprendra pas si je vous dis que j'imitais très mal la grenouille, n'est-ce pas ? Elle est inimitable ! ;-)

Cuisiner :


Mon petit aide gagne chaque jour en efficacité !

Observer les effets d'ombres et de lumière :


Au crépuscule, une lampe de bureau posée à même le sol permet de jouer avec la lumière, les ombres et les couleurs... La pédagogie Reggio les considère comme de véritables matériaux, et franchement, je comprends pourquoi !!


Et du côté de l'atelier...

Antonin a découvert son deuxième bloc cylindrique. J'organise les étagère de vie pratique (photos à venir) et songe sérieusement à remiser le matériel sensoriel hors de portée de la Damoiselle, qui s'y intéresse de trop près à mon goût. 

Quant aux enfants, ils continuent leurs explorations libres...


Bon dimanche à tous ! ;-)

vendredi 22 novembre 2013

Un espace "musique" permanent


Les instruments de musique des enfants étaient, jusqu'à récemment, soumis à la rotation des jouets, auxquels je les assimilais. Mais cette organisation ne me plaisait qu'à demi les concernant, car je rêvais que mes enfants puissent manipuler leurs petits instruments (ainsi que les nôtres) autant qu'ils pouvaient le souhaiter.

J'ai donc profité d'un grand tri destiné à mettre de côté les jouets "pour bébé" et à faire de la place aux prochaines acquisitions (Noël se profile !), pour séparer les instruments de musique des enfants du reste de leurs jouets. Et j'ai installé un petit espace dans notre salon, qui sera désormais, de façon permanente, notre "coin musique".

Mais, bien sûr !  Qui dit "proposition permanente" dit, en langage montessorien, ... ROTATION ! ;-)

J'ai donc réparti les instruments des enfants en deux lots :

Lot 1

Lot 2

Je fais tourner les lots d'instruments chaque semaine.

Chaque semaine également, j'ajoute un "véritable" instrument à la disposition des enfants : tambourin, ukulélé, accordéon, bols zens... Ce ne sont pas les instruments qui manquent, à la maison ! Les propositions varient donc à l'infini ! ;-)

Ainsi, ces deux dernières semaines :

Version bongos...

... ou version udu ?

Pour le moment, le troisième cube de cette étagère basse reçoit des jouets sans rapport avec la musique, au grès du hasard de leur rotation propre... Mais j'y placerai, dans quelques mois (années ?) un lecteur CD et notre panier de disques. Pour le moment, bien qu'ils s'entraînent d'arrache-pied sur de vieux CD, mes enfants ne sont pas prêts à placer les disques correctement sans les rayer, alors... patience ! ;-)

Depuis que les choses sont ainsi organisées, nous jouons TOUS beaucoup plus, très heureux en particulier de re-découvrir toutes les semaines un "gros" instrument qui, sans ce système, resterait oublié dans un coin de la maison...

Notre "espace musique" n'est pas destiné qu'aux enfants ! ;-)

N.B. Certains instruments ne sont pas soumis à la rotation : deux guitares (classique et folk) restent au salon en permanence, et nous avons placé un (bon) harmonica par étage - car c'est l'instrument préféré de Louiselle, qui pratique quotidiennement. Quant à la petite guitalélé, elle suit le Papa des enfants un peu partout ! ;-)

jeudi 21 novembre 2013

Le grand amour de Damoiselle

Les ôter, les remettre, cinquante fois par jour...

Je crois que Louiselle y passe la moitié de son temps !

Et si vous vous demandez de quoi je parle :

video


J'admire toujours, au passage, comme la Damoiselle a bien intégré les gestes que je lui ai montré - en particulier "ouvrir" la chaussette en la saisissant des deux mains, une de chaque côté, et en tirant vers l'extérieur... Reste à enfiler, mais le petit pied frétille et ne se laisse pas toujours faire !

:-D

mercredi 20 novembre 2013

Un jeu... pour la forme !


Continuer la semaine par un petit téléchargement, ça vous tente ? ;-)

Bon, on voit bien que, chez nous, l'hiver commence : j'hiberne, mes neurones sont en mode "veille" et je prends toutes mes idées chez les autres !

Je voulais fabriquer un jeu de mise en paire sur les formes pour Antonin, et puis j'ai trouvé le travail fait (et bien fait) ici. Pourquoi s'embêter, hein ? J'ai juste re-légendé les cartes-références en français, et si cela vous intéresse, c'est ICI.


J'ai particulièrement bien aimé le fait que les objets proposés ne sont pas tous d'une forme prototypique ; il aurait été bon, selon moi, de systématiser ce parti-pris et de proposer, sur les 5 objets carrés, au moins un objet qui ne soit pas "posé" sur son côté mais sur un sommet... de même pour les rosaces, les ovales, les octogones... Enfin, ce petit reproche tombe de lui-même si on considère que les figures étant reproduites sur de petites cartes, l'enfant, en les manipulant, les tourne dans tous les sens et s'imprègne des différentes vues.

J'ai commencé par proposer à Antonin les figures qu'il sait nommer : l'étoile (qui n'est pas une figure géométrique de référence, mais qui est si sympathique et si bien identifiée par les petits), le carré, le cercle et le triangle. Voilà plusieurs jours qu'il manipule ce jeu avec beaucoup de plaisir, je vais donc lui présenter les rectangles tout à l'heure après sa sieste. Chaque forme introduite sera accompagnée d'une petite leçon de vocabulaire quant à son nom. J'introduis les formes dans l'ordre du cabinet de géométrie montessorien - pour mémoire : triangle/cercle/carré, puis rectangle (dont le carré est un cas particulier), trapèze, pentagone/octogone, ovale/ellipse/triangle curviligne/rosace.

Voilà de quoi occuper nos journées enneigées (oui, car ça y est... mais vous en entendrez reparler !)

;-)

mardi 19 novembre 2013

Un dé pour la motricité


Ça vous dit de commencer la semaine par un petit téléchargement ? ;-)

Si vous vous demandez comment amener votre bambin à courir, à sauter pieds joints, à varier la longueur et la rapidité de ses pas et ses types de déplacements en général, ce dé est fait pour vous ! De façon connexe, il incitera votre tout-petit à répéter le nom des bestioles représentées, à imiter leurs cris, et, bien sûr, à lancer et à "lire" un dé.

Je me suis inspirée de cet article-là, mais j'ai préféré créer mon propre dé. Je voulais me centrer sur les animaux que mes enfants aiment imiter, et leur proposer des représentations réalistes en pieds. Ma version est téléchargeable ICI.


J'ai reporté le patron du dé sur du carton à l'aide de papier calque. Le plus difficile est de trouver un carton qui ne soit ni trop épais (car les rabas seraient difficiles à insérer dans le volume) ni trop fin (n'oubliez pas que le dé sera... lancé !). J'ai ensuite collé le dessin de chaque face individuellement, et renforcé les arêtes avec du ruban adhésif transparent.

C'est très solide !

Le but du jeu est simple, vous l'aviez deviné : on lance le dé et on imite l'animal obtenu (cri et déplacement).

Et ce jeu est un vrai succès ici, en particulier dans les heures où les enfants sont difficilement canalisables. Bon, je vous préviens : mieux vaut ne pas avoir de voisin du dessous. Si vous voyiez ma petite Louiselle hurlant : "VAAAAACHE !" et "MEUUUUh" en marchant lourdement (comme une vache, quoi), vous n'en reviendrez pas du bruit qu'une petite Damoiselle de 18 mois peut faire ! :-D

dimanche 17 novembre 2013

Notre semaine (46/13)

Hé, hé, il se pourrait bien que je m'attache à la formule "billets fourre-tout", finalement... qui me permettent de garder trace de notre petit quotidien (même si les activités ne valent pas un article consacré) et aussi de vider la carte de mon appareil photo !! :-D

Enfin, je ne sais pas si j'en prendrai l'habitude, mais voilà, pour la deuxième semaine consécutive, un récapitulatif de nos activités de la semaine :

Pratiquer les arts plastiques :


Alors, il faut bien admettre que chez nous, le dessin et la pâte à modeler sont plus souvent de sortie que la peinture et les collages... Car il est plus facile d'improviser une activité avec ces matériaux en quelques minutes, et le nettoyage/rangement se fait si bien...


De toute façon, ce sont des activités fort intéressantes d'un point de vue pédagogique : la pâte à modeler est très efficace pour muscler mains et doigts, et permet de s'exercer à manier les ciseaux (même Louiselle s'y met...). Le dessin est l'occasion de corriger la position des doigts s'il le faut. Depuis quelques semaines, je commence à attirer l'attention d'Antonin sur la manière dont il tient son crayon, et je dois dire que je constate déjà de nets progrès.


Se rendre dans l'atelier :


Outre les travaux artistiques, les enfants y retrouvent leurs activités préférées, j'ai nommé : les pinces à linges pour Louiselle et les petits trains de matériaux divers pour Antonin.


Récolter les kiwis :


L'évènement de cette semaine au jardin a certainement été la récolte de nos kiwis. Dans sa grande générosité, notre actinidia nous a livré pas moins de cinq cageots !! Et Antonin m'a vraiment étonnée pour sa capacité à m'aider presque jusqu'au bout, posant délicatement dans les caisses les fruits que je lui tendais du haut de mon escabeau. Notre récolte n'est pas encore comestible ; entreposée au frais, elle mûrit tranquillement et sera juste à point pour Noël.

Compter, compter, compter... et lire les chiffres


À peine Antonin a-t-il su lire les chiffres de 0 à 3, qu'il a appris à identifier le 5 - et le 7, mais, chut... je fais comme si je ne le savais pas ! ;-)

J'ai donc introduit les chiffres rugueux jusqu'à 5 (qui il est vrai, ne l'intéressent que médiocrement pour le moment) et le petit puzzle vendu avec le coffret d'Eve Herrman, de 1 à 5, donc. Pas de zéro dans ces puzzles, ce qui pour moi, vous le savez, est une lacune, mais passons... (*). Antonin l'aime beaucoup.


Découvrir un premier calendrier


Antonin est encore trop petit pour la poutre du temps montessorienne, mais j'ai décidé de refaire à la maison l'exacte copie du calendrier qui sert dans sa classe pour repérer les jours de la semaine, et - question centrale - savoir s'il y a école le lendemain ou pas. J'ai repris le motif "fleur" qu'a choisi son enseignante, ainsi que les couleurs de chaque jour, afin que mon Damoiseau s'y retrouve. J'ai personnalisé néanmoins les icônes "maison" et "école" en collant des photographies des deux lieux... Et j'ai opté pour repère temporel très montessorien :

La pince à linge !! ;-)
Déchirer du papier :


Voilà l'Activité avec un grand "A" à proposer aux moyens d'excitation intense (chez nous, entre 16h et 17h30, tout particulièrement...). On garde soigneusement les lambeaux récoltés dans une grande boite, pour pouvoir les re-déchirer un autre jour, et les re-déchirer, et les re-déchirer... Et quand les morceaux sont assez petits, ils deviennent des matériaux parfaits pour un petit collage improvisé.


Admirer notre Jack-o'-Potimarron


Mais non, il n'est pas trop tard pour creuser des lanternes grimaçantes dans les courges... Le grand jeu ici : dé-chapeauter le bonhomme, souffler la bougie, re-chapeauter. Et demander à Maman de rallumer la flamme pour pouvoir recommencer. ;-)

Se muscler la main

Toute la semaine, j'ai essayé de proposer des transvasements à Louiselle... en vain. La Damoiselle envoyait tout balader en quelques instants et au bout de quelques jours, rien que la vue de mes petits bols de noix la mettait dans un état d'excitation évidemment incompatible avec l'activité.

Par contre, planter nos chenilles cure-pipes (toujours les mêmes...) dans les trous de la passoire l'a bien occupée à plusieurs reprises.


Pour la petite histoire, Antonin s'est passionné pour les transvasements de noix dès ses 13 mois, mais a toujours boudé l'activité ci-dessus (encore aujourd'hui). Une preuve supplémentaire que ce qui plait à l'un ne plait pas forcément à l'autre...

Et puis hier soir, surprise : juste avant le dîner, dans un moment où Louiselle hurlait de faim et d'ennui, je lui propose à nouveau sans y croire, et, là...


Bingo. C'était parti pour 20 minutes. Allez comprendre quelque chose aux biorythmes...


Ce que voyant, le Damoiseau n'a pu s'empêcher de faire une démonstration de sa dextérité. Car, oui : il y a des cas où ce qui plait à l'un plait aussi à l'autre ! ;-)


Concernant Antonin, j'ai enfin découvert comment lui faire utiliser une pince à cornichons (mon Damoiseau est un grand réfractaire des activités "pinces" en tous genre) : il suffit de lui proposer d'aller à la pêche... aux cornichons !! Hein, qu'elle est lumineuse, celle-là ? Le seul hic, c'est qu'il va falloir prévoir une grosse quantités de bocaux, car Antonin ne se contente évidemment pas de les pêcher... il les mange ! ;-)

S'ébattre à la piscine

Notre piscine de secteur vient juste de rouvrir ses portes après plusieurs mois de travaux ! Nous nous sommes précipités dans ses locaux tout neufs... pour la plus grande joie des enfants. Ils commencent à bien trouver leur centre de gravité dans l'eau et jouent à flotter sur le dos (nous leur maintenons la tête). Que du bonheur !

Bonne fin de week-end à tous !

(*) Je reçois par ailleurs beaucoup de questions concernant l'enseignement du zéro, et tacherai d'y consacrer un article la semaine prochaine. ;-)