mercredi 31 juillet 2013

Prendre soin de sa personne

Voici ce que mon homme a découvert en rentrant du travail hier soir :



Conversation.

Mon homme, l'air de ne pas y toucher :
Ah, donc, il y a une petite table dans la salle de bain, maintenant.

Moi :
Ah oui.

Mon homme :
C'est pour quoi faire ?

Moi, tout sourire
Ben, c'est pour les enfants.

Mon homme, qui commence à se méfier :
Oui, mais ils font quoi, les enfants, sur cette table ?

Moi, soudain très inspirée :
Ah, et bien, tu vois, par exemple, ils aiment bien se mettre debout, et tambouriner très fort en cadence en se regardant dans la glace.

Mon homme :
Mmmm... ?

Moi :
C'est joli, non ? Et puis, ça meuble.

Mon homme, vaincu :
C'est vrai.

Non, mais sérieusement, il le sait, mon homme, que si j'installe ce genre de choses, c'est qu'il y a un intérêt pédagogique. Il le sait si bien qu'il ne se prive pas de me taquiner gentiment (et très régulièrement) sur le sujet. Alors, il me fait confiance.

Mais à vous, je peux bien le dire : ce que Maria Montessori appelait "le domaine des soins de la personne" est un domaine aussi délicat que primordial. Parce que c'est le premier terrain sur lequel l'indépendance se construit : le bébé veut ôter sa couche seul, veut être changé debout, participe activement à l'habillage (Louiselle s'est mis à me tendre ses membres quand je l'habillais alors qu'elle n'avait que quelques mois de vie), au déshabillage, à sa toilette... À travers la connaissance de son corps, c'est la concience de lui-même qu'il élabore. Nous sommes dans le domaine de l'intime, et quoique le bébé ait besoin de notre assistance, ces gestes (coiffer, débarbouiller, changer...) nous rappelle qu'il est une personne distincte de nous, et finalement inconnue. Un être au sens plein qu'il faut respecter dans son corps.


Sur notre petite table, je n'ai posé qu'un unique récipient, et dans ce récipient une lingette en éponge et une brosse à cheveux. Rien de plus. Je pense que mes enfants, à 1 et 2 ans, n'ont besoin de rien de plus.


La brosse, c'est pour avoir le plaisir de se lisser les cheveux en s'admirant dans le miroir. Et celui de brosser l'autre, aussi. Hier, Antonin a longtemps coiffé sa soeur, qui se laissait faire, ravie. Puis il s'est arrêté, l'a regardée et s'est exclamé : "Oh !! Tu es BEAUUU, Louiselle !". :-D

Le morceau d'éponge, c'est pour s'essuyer les mains ou le visage, ou ce que l'on voudra. On peut éventuellement le mouiller, ou y déposer une goutte de lait de toilette. On peut le rincer, l'étendre pour le faire sécher. On peut s'entraîner à le plier.

L'ensemble, c'est pour que les enfants comprennent que ces objets doivent être rangés après usage, et ne pas être détournés. C'est bien pour cela que deux éléments, c'est un maximum dans un premier temps. Mais déjà, que de possibles, que d'apprentissages, et que de bons moments !!

Voilà tout ce que j'aurai pu lui répondre, à mon homme.  Mais quelque part, il le sait déjà, bien sûr, et s'il ne le sait pas, il le découvrira en observant ses enfants ! ;-)

mardi 30 juillet 2013

Louiselle, le 30 juillet 2013



(Louiselle "attaque" toujours ses biscuits par la tranche, c'est plus pratique quand on n'a que des incisives... J'adore !)




Encore une bonne journée sur la Terre !

Bonne nuit !

lundi 29 juillet 2013

Ma maison Montessori : la chambre d'enfant

Je poursuis mon tour de maison montessorienne idéale commencé ICI... Je vais à mon rythme, tout en m'apercevant que s'installer aussi commodément qu'on le voudrait ne va pas de soi dans une nouvelle maison... Surtout quand c'est la sienne et qu'on veut faire les choses bien... Surtout quand le ménage ne dispose que de la moitié de ses ressources pour cause de congé parental... Surtout quand on a deux tout-petits pour lesquels il faut des aménagements aussi particuliers que provisoires...

Depuis que nous sommes dans notre maison, nous avons repeint le plafond, le plancher et les plinthes de notre salon, et refait de A à Z le auvent au-dessus de notre terrasse. À présent, c'est le portail que nous remettons à neuf - il faut dire que l'été nous incite à ces travaux d'extérieur. Mais je sais qu'aux premières fraicheurs, je vais m'atteler à repeindre les chambres des enfants, et que dès qu'Antonin sera continent, il sera temps pour lui d'avoir une chambre de "grand", avec un nouveau lit, une armoire et un bureau à sa mesure. Bref, le moment est venu de coucher par écrit ce qui me semble important de privilégier dans l'aménagement de cette pièce phare : la chambre d'enfant.

Ambiance :

Votre rituel du coucher est-il au point ? Qu'il se compose d'histoires, de berceuses, de massages ou de câlins, c'est ici qu'il se déroule. La chambre est avant tout le lieu du repos - des retrouvailles avec soi-même, du sommeil, et du réveil (pensez d'ailleurs à un rituel du réveil, par exemple avec une douce musique, si vous avez à réveiller vos enfants le matin). C'est aussi bien souvent un endroit dans lequel l'enfant joue, à moins qu'il ne dispose d'une salle de jeux séparée.

La chambre est un lieu tamisé.  On oublie les papiers peints surchargés de motifs ; même si votre enfant A-DO-RE les dauphins, il vaut mieux lui proposer d'afficher quelques photos plutôt que d'en repapiéter la pièce de motifs serrés. Primo, parce qu'il se peut fort que cette passion ne dure pas, et que vous n'allez pas refaire la déco toutes les trois semaines. Deuxio, parce que ce type de surabondance stimule à l'excès et n'incite pas au repos et à la concentration. Une atmosphère chaleureuse s'obtient souvent à force de dépouillement. Plutôt que de faire disparaitre le lit sous les peluches, apprenez à votre enfant à y coucher une seule seulement - sa préférée. Et avec l'argent gagné grâce à tous les achats superflus que vous ne ferez pas, offrez à votre enfant le luxe de matières naturelles (laine et coton biologiques) pour sa literie et ses rideaux.

La couleurs des murs doit être soigneusement pensée. Il n'y a pas vraiment de règles, et le choix final devra prendre en compte la morphologie de la pièce (murs trop bas ou trop hauts, pièce tout en longueur ou à la forme tarabiscotée...), mais à mon sens, deux règles doivent gourverner : 1. Un rendu final doux qui incite au repos (pas de rouge vif, quoi...) ; 2. Des matières premières de haute qualité, sans solvants toxiques et si possible pigmentées naturellement. Est-il besoin de le préciser ? Choisissez des matériaux lavables !! ;-)

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Invitez les huiles essentielles dans cette pièce !  Un brûleur de parfum pourra être utilisé en votre présence ; sinon, quelques gouttes de lavande sur l'oreiller ou le matelas aide au sommeil. L'orange douce est également calmante ; son parfum est des plus agréables et elle peut être utilisée en mélange avec la lavande. Enfin, l'eucalyptus fait des miracles en cas de maladie en dégageant les voies respiratoires. Fabriquez votre propre huile de massage si votre enfant les aime, en mélangeant vos huiles essentielles dans une base (huile d'amande douce, d'avocat, etc.). Attention à respecter les proportions : 1% d'huiles essentielles choisies pour les bébés de 2 à 10 mois ; 5% de 10 mois à 3 ans. Demandez conseil à votre pharmacien, le mien m'a vraiment aidé sans essayer de refourguer des produits du commerce !!

Pensez toujours, avant d'acquérir un jouet ou n'importe quel objet destiné à votre enfant, à ce qu'il va dégager au niveau symbolique. Être dans sa chambre doit procurer à l'enfant un sentiment de sécurité, c'est bien le moins qu'on puisse en attendre. L'enfant a accès à "l'âme" des objets ; plus un objet est beau, plus il est vivant ou chargé d'histoire, plus on a envie d'en prendre soin. Cela est vrai des enfants aussi !

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De même, veillez à écarter tous les jouets dont ni l'enfant ni vous-même ne pouvez comprendre comment il fonctionne. L'idéal, face à un jouet mécanique, est de pouvoir de le démonter et de voir. Du jour où j'ai dit à mon entourage que nous étions enchantés des cadeaux offerts aux enfants du moment qu'ils étaient sans pile, j'ai vraiment eu le sentiment d'avoir trouvé un critère de choix efficace. Bien sûr, dans l'idéal, il aurait fallu préciser "et qui ne soit pas en plastique". Mmm. En réalité, les legos et quelques autres excellents jeux de construction de mes enfants sont en plastique. Et leurs figurines animalières aussi. Finalement, le danger n'est pas que l'enfant manipule du plastique, c'est qu'il ne manipule QUE cela. Pourquoi ?? Humez et froissez dans vos doigts une fleur en plastique pour vous en convaincre : alors, qu'avez-vous ressenti ? Pas grand chose, et c'est normal. Lorsqu'on sait qu'un enfant est d'autant plus immergé dans le sensoriel qu'il est jeune, le choix des matériaux qu'on lui propose devient vraiment un critère de choix primordial. Mais si votre famille lui offre ce super 4 X 4 tout plastique, de deux choses l'une : soit votre enfant le boude, et vous êtes en droit de vous féliciter de son bon goût (et de revendre le bidule, dans sa boite, sur e-bay) ; soit votre enfant l'adopte, et où est le problème ? Respirez et savourez, vos principes peuvent souffrir quelques entorses ! ;-)

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Aménagement de l'espace :

Avant tout, pensez sécurité !! Quel que soit son âge, votre enfant doit pouvoir jouer dans sa propre chambre sans surveillance. Aucune "bêtise" ne doit y être possible ! Par exemple, votre enfant peut-il regarder par la fenêtre en toute sécurité ? N'hésitez pas à installer un garde-fou digne de ce nom, si, comme chez nous, les chambres des enfants se situent au troisième étage... Évitez cependant l'installation de barreaux, il y a bien d'autres possiblités aujourd'hui, des balustrades aux verrières !

Les jouets :

Les jouets seront rangés dans des paniers disposés sur des étagères à portée d'enfant, de façon à ce que votre petit puisse accéder et ranger seul ses jouets favoris. On peut aussi proposer des paniers remplis de coquillages, de pierres, de belles pièces de bois, et d'autres trésors naturels, qui viendront enrichir les jeux d'imagination. Manipuler des matériaux naturels parle à l'imagination et à l'inventivité. La mini-cuisine et sa dînette me parait être un incontournable (mais c'est peut-être parce que j'ai les enfants que j'ai...). On peut aussi installer un petit coin "Vie pratique" avec un petit balai et tout le nécessaire pour faire le ménage... en vrai ! Les faux aspirateurs en plastique et les tristes nécessaires rose fluo de futur technicien de surface sont évidemment à bannir...

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Soyez attentifs aux prix des bacs en osier que vous voyez dans le commerce : vous n'en aurez jamais trop, alors sachez les avoir en soldes !! Prévoyez d'en avoir de plusieurs tailles, en fonction du volume du jeu à accueillir. N'hésitez pas à les légender avec des étiquettes pour faciliter le rangement. Le grand coffre à jouets où tout se retrouve en vrac est à bannir : avez-vous remarqué que les parents qui optent pour ce type de rangement vivent dans un incroyable désordre de jouets ? Pour comprendre pourquoi, imaginez cinq secondes vos ustensiles de cuisine mélangés en vrac dans un grand bac... ;-)

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Le lit :

Maria Montessori recommandait de faire dormir les bébés sur un matelas au sol afin qu'ils puissent facilement se lever seuls une fois reposés. Même vous optez pour un lit à barreaux, je ne peux que vous enjoindre à être attentifs aux premiers signes de votre enfant indiquant que cette solution n'en est plus une ! Vous pourrez alors proposer à votre enfant-marcheur un lit bas, suffisamment pour qu'il puisse y monter et en descendre seul - suffisamment aussi pour limiter les dommages en cas de chutes (fréquentes chez les enfants ayant connu le lit à barreaux). Deux matelas superposés peuvent être une excellente installation, mais pensez à les retourner pour les aérer régulièrement. Un futon (avec tatami) se révèle parfait en cas de petit espace, puisqu'il peut être roulé dans la journée pour laisser la place aux jeux.


Pensez à pourvoir le lit de votre enfant d'une bonne couette (de laine, soie, tencel, bambou, duvet d'oie, coton bio... le choix est vaste !!) : il sera beaucoup plus facile pour lui de faire son lit... dès le plus jeune âge - soit deux-trois ans environ !

L'armoire :

Quel que soit le meuble choisi, prenez-le à mesure d'enfant. On trouve maintenant un large choix dans les magasins de meubles "classiques". L'enfant doit pouvoir prendre ses vêtements lui-même et, plus important encore, les ranger ! Mais peu de meubles du commerce vous satisferont à 100%, tant il est vrai que les fabriquants pensent bien plus aux parents (qui tiennent les cordons de la bourse) qu'à leurs enfants. Alors faites preuve d'inventivité ! Il est facile de fixer au dos d'une armoire un miroir dans lequel l'enfant puisse se voir en pieds, ou d'y ajouter une rangée de crochets à bouts ronds, bien solides, pour les vêtements qui doivent être accrochés ; fixez-les de manière à ce que tous soient accessibles, mais à différentes hauteurs en fonction de la taille du vêtement à accrocher. Une petite penderie à hauteur d'enfant, avec de petits cintres, est également indispensable.

Les tiroirs doivent glisser facilement, mais bénéficier d'un système de sécurité qui les bloque avant qu'ils ne tombent sur le sol... Si la place vous le permet, collez-y des étiquettes légendées représentant les différents types de vêtements qu'on y range. Ranger, c'est catégoriser, et vous pourriez être surpris de la précocité de cette aptitude chez votre enfant pour peu que vous aménagiez bien les choses en amont... ;-)

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Le coin arts plastiques :

Si vous voulez installer dans cette pièce un espace "arts plastiques", prévoyez une table basse de taille respectable, et plusieurs chaises taille enfant (voir les dimensions en fonction de l'âge ICI). Il faudra éventuellement prévoir une nappe et un tapis lavable, mais prenez le temps d'observer votre enfant, il n'est peut-être pas si brassouille qu'il en a l'air !! Pensez à installer un petit espace d'affichage (dans la chambre ou ailleurs : un couloir, le salon...) : accrochez un tableau aimanté ou une surface de liège (ou de feutre) dans laquelle vous puissiez punaiser, par exemple.

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Vous pouvez aussi disposer un tableau noir dans un recoin, ou peindre une portion de mur à l'aide d'une peinture spéciale : ce sera un attrait puissant pour le petit dessinateur/scripteur en herbe, qui risque d'y passer de longues heures !!


N.B. Je m'excuse de ce que cet article soit illustré majoritairement par des photos piochées chez les autres... Mais pour le moment, ce n'est pas très beau, chez moi !! Promis, dès que c'est présentable, vous aurez droit à une visite guidée ! Et si vous souhaitez m'envoyer des photos de vos aménagements (chambres ou autres) - ou de vos bacs sensoriels, ou de vos mobiles, ou..., ou... de ce que vous voulez !!, faites, je vous en prie ! Je me ferai un plaisir de les publier ! ;-)
Mon mail est disponible en cliquant sur "Afficher mon profil complet".

dimanche 28 juillet 2013

Bac sensoriel de juillet


Connaissez-vous les "sensory tubs" ?

C'est un concept qui fait fureur auprès des Mamans américaines, et qui m'a toujours beaucoup parlé. Un "sensory tub" (traduisons-le par "bac sensoriel", à moins que vous n'ayez plus élégant à me suggérer ?) est un outil permettant à l'enfant de découvrir le monde à travers ses sens - et principalement le sens du toucher. On pourrait presque parler de "bacs tactiles", d'ailleurs, puisqu'ils ont surtout vocation à proposer différentes textures. Ces bacs s'adressent aux enfants à partir d'un an (à condition qu'ils soient sortis du stade buccal, ce qui exclut pour le moment ma petite Louiselle) jusqu'à l'âge de cinq ans environ.

Partant de cette définition simple, vous ne pouvez pas vous tromper. Tout ce dont vous avez besoin est un récipient suffisamment grand pour permettre les explorations, et de quoi le remplir : riz, légumineuses, sable, mousse à raser, grains de café, graines diverses... On peut y méler tout un tas de petits éléments - jouets, outils, tout ce que l'on voudra. Regardez CECI ou CELA si vous n'avez pas d'images en tête.

Ça me trottait dans la tête depuis trop longtemps, et j'ai décidé de me lancer. En me donnant deux contraintes : 1. Mon tub ne devait rien me coûter. 2. Il devait, autant que faire se peut, ne proposer que des éléments naturels. Une demi-journée d'observation me permit de repérer les éléments que j'allais y insérer (la plupart issu de notre jardin). Quelques (trop !) courtes minutes me suffit à assembler le tout. Je me suis bien amusée ! 

J'ai l'honneur de vous présenter mon bac sensoriel "Juillet au jardin" :


Il se compose :

1. De sable.

2. De caillous bien propres.

3. De morceaux de quartz et de verre poli.

 
4. De petits épis (graminée sauvage mal identifiée poussant librement dans nos allées).

5. De petits fruits tombant des arbres avant maturité : "bébés pommes", "bébés figues" et "bébés poires".

8. D'une belle pomme de pin.

9. De quelques feuilles de menthe dans une coupelle.


10. De coquilles d'escargots vides et bien lavées.

11. D'un tracteur miniature.


Profitant du week-end et de ce que Louiselle jouait avec son Papa, j'ai proposé l'ensemble à Antonin, posé sur une table à hauteur d'enfant avec deux coupelles de verre pour les transvasements.


Le Damoiseau n'est resté pas moins d'une heure et demie à jouer avec son bac sensoriel ! Une heure et demie ! Ouah ! Et encore ne s'est-il interrompu que parce que j'ai réalisé que j'avais oublié l'heure et que nous aurions dû être à table depuis 10 minutes... :-D


Et qu'a-t-il fait pendant une heure et demie, ce Damoiseau ? Et bien, par exemple...

... il a lissé le sable avec ses paumes, attrapé des poignées de sable dans ses poing, fait couler, recouvert, transvasé...

... il a aligné et compté les cailloux ...

... il a enfoui les morceaux de pierre, verre ou quatz dans le sable pour avoir le bplaisir de les perdre et de les chercher ensuite...

... il a décrété que les épis piquaient et que leur place était dans une zone du bac appelée "jardin"...

... il a estimé que les morceaux de quatz tout lisses étaient un trésor inestimable, et leur a réservé un traitement tout à fait particulier...

... il a décidé que le tracteur ne devait pas rouler dans le "jardin" mais sur la "route"...

... il a enseveli le tracteur sous les feuilles de menthe, qu'il a replacées ensuite très soigneusement dans leur coupelle...
 
... il a compté, empilé et aligné les "bébés fruits"...


... il a utilisé les coquilles d'escargot comme de mini-pelles et même comme de mini-vases...


... et dès son réveil ce matin, il s'est mis à demander avec insistance qu'on lui sorte son "bac à sable" !! :-D


En bref, un gros coup de coeur pour cette activité archi-sensorielle et poétique à souhait, qui développe à la fois l'imagination et la curiosité scientifique...

Je vous préviens, il y aura un "bac sensoriel d'août" très bientôt ! Et j'espère, beaucoup d'autres après lui !

vendredi 26 juillet 2013

Un nouveau rituel


Je vous en avais parlé ICI après avoir découvert cette très bonne idée ICI...

À présent, dès que j'utilise un oeuf en cuisine, je conserve sa coquille dans mon mortier. Antonin peut, quand il le souhaite, prendre le mortier et écraser la coquille. C'est une activité qu'il aime beaucoup, bien qu'elle ne l'occupe pour l'instant que quelques secondes - il faut dire que tout ce qui a vocation à muscler la main rencontre une certaine réticence chez mon Damoiseau en ce moment...


Mais bon, piler les coquilles d'oeufs, ça, il aime bien, quoique le résultat obtenu soit loin d'être aussi fin que chez Family and co. Et après, il verse les coquilles dans le plat où je mets tous mes déchets verts. Lesquels vont rejoindre le bac à compost dans le jardin.

Allez porter les déchets au compost, c'est vraiment quelque chose d'important pour Antonin. Et c'est une occasion rêvée pour énumèrer (l'acivité langagière favorite du Damoiseau depuis des mois) : "Les vers de terre, ils mangent les courgettes. Les vers de terre, ils mangent les pommes aussi. Les vers de terre, ils mangent les oeufs, aussi..."

En traversant le jardin dans l'autre sens, Antonin s'arrête pour observer le manège d'un merle et conclut gravement : "L'oiseau, il mange les vers de terre..."

Héhé. Voilà comment concasser des coquilles d'oeufs amène à découvrir une ébauche de la chaine alimentaire...

(Que le jeune chat du voisin mange - ou plutôt étripe pour le plaisir, et assez salement - les oiseaux du jardin n'a pas encore été donné à voir à Antonin. Cela ne saurait, hélas, tarder. Espèrons que son entousiasme scientifique n'en prenne pas un coup à la vue de cette boucherie...)

:-(

L'âge du... quoi ?


Trois minutes de conversation chez nous :

" Antonin, c'est l'heure de manger, il faut ranger tes cubes.
- Non.
- Antonin, est-ce que tu peux m'aider à placer le couvert, s'il te plait ?
- Non.
- Veux-tu de la semoule avec tes pois cassés ?
- Non.
- Antonin, si tu veux ton dessert, je voudrais que tu attendes que ta soeur ait terminé pour que vous le mangiez ensemble.
- Non.
- Tes mains sont toutes sales, Antonin... Tu en mets partout ! Vas te laver les mains, tu sais faire ?
- Non."

Ah. J'y suis. C'est l'âge où mon fiston cherche les limites de sa puissance, et où j'ai l'impression que nous sommes sur le pied de guerre à chaque seconde. Et le chaos, qui avait déjà tendance a grignoter nos repas, s'empare désormais des moments de toilette, d'habillage, de ballade et de coucher...

J'avoue que c'est assez difficile, d'autant que cela dure depuis un bon moment. M'enfin, comme Tromboline et Foulbazar, viendra un jour où le Damoiseau parviendra à passer de l'autre côté de ce fichu NON... 

Non ? :-(

jeudi 25 juillet 2013

Une séquence rafraichissante

Voilà deux semaines ici que les températures maximales ne descendent plus sous 30°C (même en cas d'orage), et cela n'est pas prêt de s'arrêter, si on en croit la météo (il fera 37°C à l'ombre le week-end prochain !!)

L'occasion rêvée pour quelques expériences sensorielles et d'éveil à la curiosité scientifique... glaçées !

J'ai commencé par présenter ceci à mes enfants :


AH ! Rien que la vue de cette photo rafraichit, vous ne trouvez pas ?


Ils ont énormément apprécié, attrapant les glaçons, les faisant glisser sous leurs doigts, les entrechoquant, les mettant en bouche, les posant sur le gazon, les remettant dans le bol... Antonin ne cessait de s'exclamer : "C'est froid, c'est froid !" et Louiselle avait tout un tas de mimiques qui signifiaient exactement la même chose. Lorsqu'ils ont enfin délaissé le bol, les glaçons étaient tout fondus... Tiens ??? "Ils sont partis !" ;-)

[ N.B. Le port de pantalons de pluie n'a rien à voir avec l'activité ; je n'ai rien contre le fait que mes enfants se mouillent ! Mais nous venions d'essuyer un gros orage et le sol était vraiment trempé et spongieux...]

Les jours suivants, j'ai redonné à Antonin un gros glaçon, que j'avais mis à geler dans un fond d'un joli récipient hexagonal. Le premier jour, nous l'avons tout simplement regardé fondre. Enfin, le glaçon fondait tout doucement à nos côtés dans la cuisine, et nous y jetions un coup d'oeil (et un coup de patte) de temps à autre... Le deuxième jour, en même temps que son glaçon, j'ai donné une grosse cuillère de gros sel à Antonin dans une coupelle. Le glaçon a fondu, mais l'eau était grisâtre (il s'agissait de sel gris) et le morceau de glace comme piqueté. Le troisème jour, il a pu verser sur le glaçon de l'eau chaude contenue dans son pichet.

Ce ne sont pas là des expériences exaltantes : elles génèrent plutôt le calme, à condition que l'enfant mène ses activités quotidiennes de front avec l'observation. Il faut près d'une heure à un glaçon pour fondre !! Je ne sais pas ce qu'Antonin en retiendra, mais pour ma part, je garderai un excellent souvenir de l'ambiance de ces matinées d'observation dans notre cuisine aux volet clos pour cause de canicule ; régulièrement, Antonin, se juchant sur son escabeau, se penchait vers le petit bol sur la table, taquinait la glace, ajoutait un peu de sel ou d'eau, constatait le changement sans pouvoir vraiment l'exprimer... et repartait jouer dans la pièce d'à côté ! ;-)

Parallèlement, Louiselle bénéficiait de quelques expériences sensorielles plus à sa mesure :

- Jouer avec quelques gros cailloux dans un fond d'eau (merci à Mamaours pour l'idée suggérée dans son commentaire à cet article !) :



- Expérimenter le chaud et le froid grâce à deux grands bols remplis d'eau du robinet :

Chaud... et froid !


Quand je vous dis qu'il s'agit d'expériences rafraichissantes !

(Oui, oui, c'est bien l'eau froide que Louiselle a bu... Tout va bien !)

À l'issue de cette semaine, Antonin savait dire "Ça fond !". J'ai donc essayé de lui proposer une observation qui synthétise les expériences vécues. J'ai rempli un saladier entier d'eau que j'ai fait geler. Je voulais y glisser un objet que le glaçon découvre en fondant, afin de rendre l'expérience plus sensible. J'ai choisi un tricératops en plastique - évidemment le clin d'oeil paléontologique a complètement échappé au Damoiseau, mais franchement, tout cornu et embecqué comme il est, c'est l'objet parfait, qui dévoile certains reliefs alors que d'autres sont encore pris dans la glace.


Antonin avait eau et sel à sa disposition, mais il ne s'en est avisé qu'à la fin du processus, préférant laisser l'énorme glaçon fondre tout naturellement dans un coin du jardin et dévoiler petit à petit son prisonnier...



Pour finir cette séquence glacée, j'ai proposé à Antonin de peindre sur de la glace. Moui, alors d'accord, vous êtes en droit de me demander où je voulais en venir. Pour tout avouer, je ne savais pas trop moi-même... Je pense que je voulais simplement relancer l'intérêt du Damoiseau pour la peinture, puisque cela faisait une petite semaine qu'il refusait cette activité !


Bingo, ça lui a beaucoup plu.


Et nous avons eu la bonne surprise de constater qu'en gelant, la gouache produisait des effets de relief dignes d'une peinture à la fourchette...

... et qu'en fondant, elle offrait des dégradés subtils jusqu'à devenir une eau de la couleur du mélange (rouge + jaune = orange, voilà qui colle exactement avec la quatrième séquence sur les couleurs que nous menons de front et dont vous entendrez bientôt parler).


J'adore l'été !! ;-D

Un nouvel outil


J'en parlais récemment, et le hasard a voulu que je tombe sur un pèle-pomme quelques jours plus tard dans un magasin ! ;-)

Ce post s'inscrit donc tout naturellement dans la lignée du précédent : vous allez voir que bientôt je n'aurais plus rien à faire de mes journées. Qu'à m'asseoir et me retenir d'intervenir. Ou à rester debout en retrait - juste assez loin pour ne pas déranger. Les mains au repos et les yeux alertes. Observant mes enfants et essayant d'appréhender leur degré de concentration, leur niveau de compétence et ce que m'apprennent leurs choix. Comment cela, ce n'est pas "ne rien faire" ?? :-D

Ce pèle-pomme est un objet providentiel. D'abord parce qu'Antonin raffole des pommes - ou pour mieux le dire, Antonin n'aime que les pommes. Je crois que depuis plusieurs jours, il n'a rien d'autre dans l'estomac : des pommes (et du lait et de la glace à la fraise). Ensuite, parce que c'est le genre d'outil qui favorise vraiment une entreprise aussi complexe et périlleuse que de peler, épépiner et trancher le fruit (la machine fait tout cela). Parce que grâce à lui, Antonin peut mener la tâche seul jusqu'au bout : choisir de manger une pomme, et le faire. Avec encore un tout petit peu de supervision concernant le placement du fruit sur la broche et le décrochage du trognon. Lesquelles compétences deviennent donc tout naturellement la prochaine étape à relever.

L'objet se ventouse très efficacement sur la table grâce à un petit levier facile à manier. Ensuite, il suffit de placer une petite assiette sous le fruit, et de tourner la manivelle

Et de déguster !

Miam !

mercredi 24 juillet 2013

Jamais mieux servi(e) que par soi-même



Une inspiration subite. Un feeling.

Il y a quelques jours, à la fin du repas, j'ai posé un petit pichet devant Louiselle (14 mois) en lui expliquant qu'elle pouvait se servir elle-même si elle avait soif. En fait "d'expliquer", il n'y avait rien à dire. La Damoiselle a immédiatement empoigné l'anse de la main droite et a basculé le pichet  avec une rotation de poignet parfaite. Elle avait bien observé la chose.

Alors, oui, la première fois, Louiselle n'a pas soulevé le pichet. Ce qui fait que le fond d'eau s'est immédiatement déversé sur la table. Croyez-le ou non, dès la seconde tentative, la Damoiselle a réussi à coordonner le mouvement de bascule et celui de translation. Mais elle a eu tendance - elle l'a encore un peu - à appuyer le bec verseur sur le verre, si bien que celui-ci se renversait lorsqu'elle reposait celui-là. 

Ce fut un exercice très difficile pour moi. Les premières fois j'ai même maintenu le petit verre en place, au lieu de laisser ma petite scientifique expérimenter sa chute et en tirer les conclusions qui s'imposaient.

Je m'exerce. Je dispose une petite éponge sur la table, ainsi qu'une bouteille d'eau fraiche à mon usage : je mets très peu d'eau à chaque fois au fond du pichet, l'équivalent d'un tiers de petit verre environ. Et seulement quand Louiselle a bu l'eau contenu dans son verre ; car il s'agit de se servir à boire, pas de jouer. De même, le geste de reverser l'eau du verre dans le pichet, tout comme celui de boire à même le pichet, entraîne le retrait immédiat des ustensiles (et je propose alors un jeu de transvasement, un vrai).

Quant à Louiselle, elle affine son geste avec un plaisir évident. Plus question de la servir, elle rugit à présent "TEUTÔ" ( = "de l'eau") en tendant les mains vers verre et pichet dès que je l'installe dans sa chaise haute. Et parfois, il n'y a même pas une goutte à côté. Petit à petit, le bec verseur se décolle du verre : la main et le bras se musclent.


J'ai toujours eu le sentiment, même quand ils étaient de tout petits nouveaux-nés, que mes bébés étaient tout sauf impuissants. Seulement, oui, il faut des jours, des semaines et des mois pour qu'ils apprennent à contrôler leurs mouvements, atteindre, saisir, marcher... Moins spectaculaire peut-être se développe aussi, pierre par pierre, le sentiment qu'ils ont de leur propre compétence.

Louiselle sait qu'elle est capable de faire. C'est à moi d'apprendre à lui faire confiance, et à ne pas trop en faire. D'apprendre à respecter sa sphère corporelle quand elle apprend un nouveau geste - ne pas la toucher, ne pas lui parler, ne pas retenir ce verre qui va basculer... Car faire à sa place, c'est finalement lui dire : "Tu n'es pas capable".

À bien y réfléchir, quelques mois, quelques années, c'est bien peu pour atteindre un tel résultat, qu'il s'agisse des apprentissages des enfants ou de ceux des parents. Au moment de la naissance de Louiselle, il y a avait une belle histoire, assez médiatisée, d'un homme qui se retrouvait paraplégique à la suite d'un accident à l'exact moment où il devenait Papa d'une petite fille. Il avait décidé de calquer ses progrès sur ceux de son enfant, et il y trouvait une motivation sans fond... Je ne sais lequel des deux sait faire le plus de choses aujourd'hui... Je ne peux que souhaiter à cet homme de tenir le rythme !

mardi 23 juillet 2013

Premier jeu cognitif

(Je fais "remonter" cet article dûment complété... Désolée pour le délai auprès de tous ceux qui attendaient la suite !)

"Chausson"

Voici une petite activité de type Montessori pour les tout-petits (à partir de 6 mois !). Elle permet au bébé d'apprendre à comprendre et à répondre à des consignes simples, tout en développant la concentration et la capacité à résoudre un problème ; elle renforce la compréhension du lien cause-effet et fait travailler la coordination main-oeil.

Premier round :

Trouvez un objet du quotidien que votre bébé connait. Pour moi, j'ai choisi un chausson, un de ces chaussons trop petits que Louiselle (13 mois) ne met plus guère : c'est un objet qu'elle connait si bien qu'elle sait le nommer ; elle sait aussi qu'il y en a toujours deux et quand elle en voit un, elle cherche l'autre ! Quand elle les a tous les deux en main, elle s'exerce longuement (en vain, hélas...) à les glisser sur ses petits pieds ! :-D

J'ai attaché un morceau de ficelle au chausson et ai posé le tout dans un petit bol en bois. Devant Louiselle, j'ai sorti le chausson du bol et l'ai placé devant elle. Je me suis assise à ses côtés et j'ai très lentement attrapé l'extrémité de la ficelle et tiré le chausson vers moi. Puis j'ai attrapé le chausson, l'ai examiné sous toutes les coutures, en mimant une curiosité intense et joyeuse. Après avoir reposé le chausson devant nous, j'ai orienté la ficelle vers Louiselle et lui ai demandé, lentement et de manière bien articulée : « Tu veux tirer sur la ficelle pour prendre le chausson ? ».

Je m'attendais à ce que les premières fois, Louiselle se rue sur le chausson sans se soucier de la ficelle. Mais pas du tout. Peut-être parce qu'elle est déjà un "grand" bébé, elle n'a pas manqué de s'intéresser à mon petit manège et de m'imiter dès le début. Lorsque je l'invite à faire l'activité, elle regarde le chausson d'un air avide, puis la ficelle, longuement. Elle change alors légèrement de position, s'installe bien stable sur ses genoux et, très lentement, tend les doigts vers la ficelle, la saisit et la tire. Et lorsque le chausson arrive contre son genou, elle le brandit en l'air en même temps que ses deux poings en clamant "CHAUSSON !!" !!

Deuxième round :

J'ai ensuite recommencé en éloignant le chausson de façon à ce que la ficelle ne soit plus à sa portée : il lui faut cette fois se déplacer pour l'attraper et, par contre, les choses ont été un peu plus difficiles... La Damoiselle avait tendance cette fois à oublier la ficelle et à attraper le chausson tout de suite... Nous en sommes restées donc là un bon moment. Mais pendant ce temps, on s'amusait bien, et la Damoiselle commencait à réclamer "Chausson !" en louchant vers le haut de notre étagère... ;-)

Nous avons fait ce petit jeu tous les jours pendant une grosse semaine. Et plusieurs fois par jour. Bien sûr, cela ne durait que quelques minutes, et je stoppais tout dès que Louiselle se lassait (soit environ au bout de 5 à 6 fois). Je rangeais alors sous ses yeux le petit chausson dans son bol que je remisais jusqu'à la fois suivante.

Troisième round :

Lorsque l'activité est bien intégrée, je décide de la complexifier un peu. J'ai remplacé également la ficelle par un joli ruban vert, plus attractif et plus facile à saisir.

"Chausson", "ballon"

Il s'agit cette fois d'augmenter le nombre d'objets : sur un plateau, je dispose deux objets (notre chausson, donc, et un ballon), tous deux prolongés d'un ruban identique. Il est important que la couleur ou la longueur du ruban ne diffère pas d'un objet à l'autre, dans la mesure où il n'est qu'un moyen pour s'emparer de l'objet, et que le bébé doit porter son attention sur les caractériqtiques de l'objet demandé sans être distrait par cet "outil".

La procédure est la même : je sors du plateau les deux objets, je les dispose devant nous. J'attrape tout doucement le ruban du chausson, le tire à moi, le cueille, l'examine avec gourmandise, puis le désigne à ma fille en disant : "Chausson". Je repose l'objet à sa place et fais de même avec le suivant : "Ballon". Puis je lui demande de tirer sur la ficelle pour attraper le chausson. Puis de faire de même pour attraper le ballon. Puis je change l'ordre : le ballon, puis le chausson.

Si Louiselle se trompe et tire sur le ruban du ballon alors que je lui demande le chausson, je me garde de dire "Non" et lui répète simplement le nom de l'objet qu'elle a dans les mains ("Ballon !"). Lorsqu'elle l'a bien manipulé, je le repose devant elle, et lui demande à nouveau l'objet qu'elle vient de prendre et que je viens de nommer (en l'occurrence, le ballon). J'ai remarqué que lorsque j'introduisais un nouvel objet, il s'ensuivait une phase d'engouement, durant laquelle la Damoiselle ne voulait prendre que lui ! ;-)

On range tout aux premiers signes de lassitude ou d'excitation.

Quatrième round :

"Flacon", "chaussure", "chausson", "ballon"

Ce jeu se décline à l'infini : si le bébé accroche, on peut augmenter le nombre d'objets jusqu'à quatre. Puis proposer des objets qui lui sont moins familiers, de façon à accroitre son vocabulaire et sa connaissance du monde. Selon l'âge de l'enfant, on peut décider de lui proposer de jouer avec des objets analogues mais de couleurs différentes, ou encore, choisir des objets dont les noms ont des sonorités très proches...

C'est un jeu qui parait bien simple, quand on en lit le déroulé ! Mais si votre bébé accroche, vous verrez comme c'est jouissif de constater qu'il traite l'information que vous lui donnez pour suivre les instructions !

N.B. J'ai photographié les objets sur notre table pour de bêtes raisons d'éclairage. En réalité, ils sont disposés sur le tapis devant Louiselle. ;-)

mardi 16 juillet 2013

Galettes végétariennes inratables

 
Mmm, on dirait qu'il m'est difficile de rester une semaine sans bloguer... ;-)

Pour ma défense, je commence à avoir quelques recettes qui s'accumulent et je voudrais pas avoir à les publier toutes en même temps, alors...

Aujourd'hui, je voudrais partager une petite recette de galettes végétariennes très prisées des enfants quel que soit leur âge, très rapides à préparer et économique, et surtout inratables. Si vous avez passé autant de temps que moi à essayer d'obtenir ces joyaux de la cuisine végétarienne, vous comprendrez la valeur de ce dernier adjectif ! ;-)


Galettes végétariennes inratables

Ingrédients :

- 100g de lentilles corail (en vrac en magasin bio, elles sont moins chère que dans le conventionnel).
- 50g de boulgour.
- 50 cl d'eau.
- 1 boullon cube aux légumes.
- 125g de chapelure.
- 2 cuillères à soupe de farine.
- 1 oeuf entier.
- Huile d'olive.

Préparation :

Faire cuire les lentilles et le boulgour dans l'eau additionnée du bouillon cube. Comptez 20 minutes de cuisson à partir de l'ébullition, et laissez refroidir.

Incorporez la chapelure, la farine et l'oeuf. Mélangez intimement ; vous obtenez une pâte très épaisse, aisément maniable avec des mains farinées.

Façonnez des boulettes (de la taille de grosses falafels) que vous écrasez légèrement avant de faire frire dans l'huile chaude, à feu moyen, des deux côtés.

Pour une version fast food sain, servez ces galettes avec une petite sauce yaourt-menthe-ail-citron. S'accompagne idéalement de crudités si vos enfants les aiment.

Si vous préférez proposer une assiette complète les jours de gros appétit, la formule gagnante chez nous consiste à les accompagner de riz et de ratatouille maison.

Bon appétit ! ;-)